Le débat sur le bilinguisme officiel de la capitale refait surface

«Moi, je l'ai dit publiquement. Je 'garroche' un message à la Ville d'Ottawa.... (Archives, LeDroit)

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«Moi, je l'ai dit publiquement. Je garroche un message à la Ville d'Ottawa. Vous avez la chance d'être la capitale nationale. Nom de Dieu, je demande que vous respectiez les deux langues.»

La voix du député néo-démocrate d'Acadie-Bathurst, Yvon Godin, s'est ajoutée jeudi à celles de nombreux francophones qui réclament haut et fort un statut de bilinguisme officiel pour la municipalité de la rive ontarienne.

«Puisque le Parlement se trouve à Ottawa, le gouvernement fédéral doit contribuer à cette réalisation. Mais Ottawa a une responsabilité fondamentale de respecter les langues officielles», a martelé l'ancien porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de langues officielles.

M. Godin s'exprimait jeudi à l'Université d'Ottawa alors qu'il participait avec des homologues fédéraux à un panel portant sur la dualité linguistique et la Loi sur les langues officielles. Ils y avaient été invités par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada.

Bien qu'en faveur d'une capitale bilingue, l'ex-chef libéral Stéphane Dion s'est montré un peu plus nuancé dans ses propos.

«La province et le maire (Jim Watson) doivent travailler ensemble et nous voulons être partenaires avec ces deux paliers de gouvernements. Mais nous n'imposerions pas une telle décision, car cela engendrerait des problèmes constitutionnels [...] Néanmoins, le bilinguisme ne progresse plus, il est plafonné. Il régresse même.»

Seul le député conservateur d'Etobicoke-Lakeshore, Bernard Trottier, s'est montré satisfait de l'offre de services en français offerts par la Ville.

«Les francophones d'Ottawa peuvent obtenir beaucoup des services. Les anglophones, allophones et francophones veillent à ce qu'ils puissent obtenir des services en français. Nous y vivons assez bien. Il n'y a pas de guerre raciale ou autres querelles», a déclaré le secrétaire parlementaire pour la Francophonie.

Le maire Watson refuse depuis toujours de porter son soutien à la cause de la désignation officielle, signalant que l'actuelle «politique de bilinguisme pratique» suffit pour desservir les francophones.

«Faire des bébés»

En plus de parler de bilinguisme officiel, le trio de députés a discuté de la dualité linguistique au pays, du développement par et pour les francophones en milieu minoritaire ainsi que du respect de la Loi sur les langues officielles, adoptée en 1969.

L'immigration francophone hors Québec, en chute libre depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs, a aussi été source d'échanges houleux.

«On a oublié de faire des bébés, ça pose un problème», a surpris à cet effet M. Trottier.

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