ACFO: la volonté militante avant le lieu de résidence

Isabelle-N. Miron est présidente de l'ACFO et n'habite... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Isabelle-N. Miron est présidente de l'ACFO et n'habite pas à Ottawa.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La nouvelle directrice générale d'un organisme militant pour les droits des Franco-Ontariens demeure à Gatineau? Elle n'a jamais habité à Ottawa? Et puis? répond le président du conseil d'administration de l'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO), Alexandre Mattard-Michaud.

Le lieu de résidence de Isabelle-N. Miron - en poste depuis à peine une semaine à la tête de l'organisme agissant comme porte-parole des francophones de la capitale nationale - a fait sourciller certains des plus fidèles du fait français en milieu minoritaire. Même la ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur, s'est dite «préoccupée», lundi, par la décision de l'ACFO.

«Le lieu de résidence n'est pas un prérequis pour le poste, fait valoir M. Mattard-Michaud. Par contre, les membres du conseil d'administration doivent résider ou oeuvrer à Ottawa.»

À cet effet, il raconte que des Québécois, des Acadiens et même un Franco-Manitobain sont du nombre des douze membres du comité directeur de l'ACFO qui travaillent «à faire rayonner l'Ontario français à Ottawa.»

«Nous attirons des gens de partout. La francophonie est plurielle, c'est ce qui fait sa beauté», se réjouit-il.

La principale intéressée a travaillé pour des organismes à Ottawa depuis une dizaine d'années, surtout auprès des femmes, rappelle le président.

«Elle est aussi une militante dans l'âme. Elle l'a démontré clairement en entrevue et c'est ce qui l'a distinguée de tous les candidats. Nous avons vu cette lumière en elle, celle de faire avancer la cause franco-ontarienne.»

Par ailleurs, M. Mattard-Michaud ne s'inquiète pas outre mesure de ses allégeances politiques. Son conjoint, Raphaël Déry est un souverainiste «pur et dur» depuis longtemps.

«L'ACFO n'est pas redevable à un parti politique. Les opinions personnelles des gens restent leurs opinions personnelles. Elle a du guts, de l'énergie. Qu'elle vote pour un parti ou un autre dans l'isoloir n'a pas d'importance. Ça n'enlève rien à son dynamisme franco-ontarien. Nous vivons tous dans une société libre et démocratique. Notre parti, c'est le parti de l'Ontario français», illustre-t-il.

De son côté, le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt, préfère donner le bénéfice du doute à Mme Miron.

«Ils ont choisi une personne pour leurs propres raisons. Si la personne remplit son rôle, est-ce vraiment important le lieu de résidence? À mon avis, il faut donner la chance aux coureurs»

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