Monument aux victimes du communisme: la Ville d'Ottawa veut un autre emplacement

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La majorité des élus de la Ville d'Ottawa estiment que l'emplacement du futur Monument des victimes du communisme doit être révisé.

Mercredi, le conseil municipal a adopté à 18 voix contre six une motion à cet effet déposée par le conseiller de Rideau-Rockcliffe, Tobi Nussbaum, à la suite d'un vigoureux débat.

Contrairement à la première ébauche de la motion, déposée la semaine dernière, la version définitive de la missive ne se limite pas à une simple opposition au projet. Elle propose plutôt de travailler avec le gouvernement fédéral pour déménager la structure du parterre de la Cour suprême vers un autre site «plus approprié» en ville.

«Plusieurs de mes collègues croyaient qu'il fallait être un peu plus explicite dans notre demande, c'est-à-dire que de souligner que la Ville est prête à jouer un rôle plus prépondérant dans le choix d'un autre site», a affirmé M. Nussbaum.

Le Jardin des provinces et des territoires, situé à l'angle des rues Wellington et Bay, a déjà été avancé par le maire Jim Watson, même si au bout du compte la décision revient au gouvernement fédéral.

«Je crois qu'il s'agit de notre droit et de notre responsabilité de donner notre opinion au nom des citoyens de la Ville d'Ottawa parce que cette décision touche la plus importante rue dans la capitale nationale, a souligné le maire. Il y a beaucoup de citoyens, d'architectes et d'urbanistes qui s'opposent à ce choix de lieu.»

D'autres conseillers ont toutefois estimé que la motion de M. Nussbaum outrepassait les pouvoirs et la juridiction de la municipalité. Le monument de 5,5 millions $ doit être érigé sur des terres fédérales, gérées par la Commission de la capitale nationale.

«Ce que je trouve de troublant avec cette motion, c'est que nous nous impliquons dans des décisions d'autres gouvernements. On devrait seulement jouer dans notre carré de sable»,  a commenté Allan Hubley, conseiller municipal de Kanata Sud et partisan conservateur avoué.

Son homologue du quartier Collège, Rick Chiarelli, s'est aussi montré contre l'idée, proposant plutôt aux mécontents de diriger leur foudre vers leur député fédéral. «Je ne voudrais pas qu'une autre instance gouvernementale vienne jouer dans nos plates-bandes», a-t-il affirmé.

Outre MM. Hubley et Chiarelli, les échevins Scott Moffat, George Darouze, Jody Mitic et Michael Qaqish ont voté contre la motion.

Par ailleurs, l'objection de la Ville d'Ottawa ne devrait pas compromettre les relations avec le gouvernement fédéral, croit le maire Watson.

«De bons amis ont parfois des désaccords. [...] Il ne s'agit pas d'une attaque partisane contre le fédéral», a-t-il dit en précisant que l'emplacement et non la raison d'être du monument était source d'inquiétude.

L'organisme sans but lucratif Tribute to Liberty, qui est derrière le projet, déplore la position adoptée par la Ville d'Ottawa mercredi. Son président, Ludwik Klimkowski, s'est dit «déçu», lui qui préfère l'aspect symbolique du site devant la Cour suprême. 

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