Consommation d'eau: le futur modèle tarifaire se précise

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La Ville d'Ottawa fait un pas de plus vers la modernisation de sa structure tarifaire pour la consommation d'eau.

Le comité de l'environnement de la Ville d'Ottawa a donné son aval, mardi, aux six principes directeurs visant la création du nouveau modèle déterminant le barème de redevances pour l'eau, les eaux usées et les eaux pluviales.

Les employés devront dorénavant mettre l'accent sur la viabilité financière du système. À l'heure actuelle, Ottawa est l'une des seules villes ontariennes qui misent sur une formule basée uniquement sur la consommation d'eau pour générer des revenus. Or, celle-ci est devenue instable et moins prévisible d'année en année, provoquant un trou de 22 millions $ dans les coffres de la Ville en 2014.

« Plusieurs facteurs expliquent cette réalité, explique Marian Simulik, la trésorière municipale. Depuis la fusion d'Ottawa (en 2001), la consommation d'eau a chuté de 30 %, malgré la croissance de la population. Les nouvelles maisons et appareils ménagers sont plus économes en eau et toute hausse des tarifs actuels apporte souvent une diminution de la consommation chez les usagers. »

C'est pour ces raisons que la Ville d'Ottawa tente de trouver la formule adéquate pour rectifier la situation. Déjà, un taux fixe et des coûts basés sur l'utilisation de l'eau semblent l'option de choix. Cette approche est la plus populaire au sein des municipalités ontariennes de taille comparable.

Service équitable

La notion d'équité figure aussi au sein des priorités.

« La pérennité du service est remise en question, car tous les citoyens doivent payer pour maintenir les niveaux de service actuels. Certains reçoivent des avantages pour lesquels ils ne paient pas », soutient M. Simulik.

À cet effet, les 45 000 propriétaires dépourvus de compteurs d'eau ne contribuent pas au maintien de l'infrastructure pour les eaux pluviales, informe-t-elle.

De plus, 96 % des propriétaires résidentiels paient pour environ 70 % de la consommation d'eau en ville, alors que les entreprises industrielles et les commerces utilisent l'autre 30 %.

« Il ne faut toutefois pas induire les citoyens en erreur, a averti Rick Chiarelli, conseiller municipal du quartier Collège. L'équité ne veut pas dire que le service sera moins coûteux pour certains. Les coûts seront similaires ou plus dispendieux. »

Outre la viabilité financière et la mise sur pied d'un modèle équitable, la future structure de tarification devra prendre en considération le caractère abordable du service, ainsi que les aspects de transparence, de conservation de l'eau et de soutien au développement économique.

« La volonté n'est pas de générer un profit. Nous n'avons pas le droit. En contrepartie, il faut s'assurer de couvrir les coûts encourus », a souligné David Chernushenko, président du comité de l'environnement.

La Ville d'Ottawa espère tenir des consultations publiques cet automne. Elle présentera ses évaluations au début de l'année prochaine. Les changements à la facture des propriétaires de la municipalité devraient survenir à l'été ou à l'automne 2016.

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