Salon à cannabis: Watson «pas du tout impressionné»

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Le propriétaire du Buzz On, Wayne Robillard, concède que la légalité de son salon à marijuana est floue.

Martin Roy, archives LeDroit

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«Je ne suis pas du tout impressionné. Il s'agit de la dernière chose que la Ville d'Ottawa ou le secteur Vanier a besoin.»

Le maire Jim Watson a commenté pour une toute première fois, mercredi, l'arrivée en scène du salon «apportez votre cannabis» Buzz On du chemin Montréal.

«Je m'attends à ce que la police intervienne s'il y a des activités illégales et qu'elle dépose des chefs d'accusation le cas échéant, a-t-il ajouté. Nous sévissons déjà de façon importante contre les personnes qui fument dans un bureau, dans un restaurant ou sur une terrasse. [...] Cela dit, les politiciens ne peuvent pas exiger que les policiers agissent, mais il est évident qu'ils sont préoccupés et au bout du compte, c'est à eux de déterminer s'ils déposent des chefs d'accusation.»

Toutes les parties concernées dans cette affaire, dont le propriétaire du Buzz On Wayne Robillard, concèdent que la légalité du salon à marijuana est floue.

D'une part, aucune vente de drogue n'est effectuée dans le local du chemin Montréal. Les visiteurs doivent apporter leur propre marijuana. Le zonage actuel permet aussi aux gens de se rassembler dans un lieu de type salon. De plus, le règlement municipal d'Ottawa interdisant de fumer dans les lieux de travail et les lieux publics clos proscrit seulement le tabac, et non le cannabis.

D'autre part, les visiteurs du site doivent débourser 5$ pour accéder à ce club privé et des équipements visant à la consommation de la marijuana sont loués. En temps normal, tout service engendrant un profit nécessite un permis d'exploitation de la Ville d'Ottawa.

«Il y a deux aspects au dilemme actuel. Il y a le côté criminel qui touche la possession de substances illégales. Du côté gouvernemental, la Loi favorisant un Ontario sans fumée doit être modifiée pour empêcher la consommation de cigarettes, de la marijuana ou même l'utilisation de narguilé dans un lieu public, car cela va à l'encontre de l'objectif d'éliminer la fumée secondaire. C'est à la province et non à la municipalité d'agir en ce sens. On peut légiférer le tabac, mais non la marijuana.»

Le maire Watson n'entend pas visiter le salon Buzz On, malgré l'invitation de M. Robillard.

«Cela tournerait en véritable cirque. Je ne veux pas lui donner une telle publicité gratuite non plus. Je veux plutôt encourager la mise sur pied d'entreprises légitimes et non quelque chose qui est manifestement illégal.»

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