Ottawa veut rapatrier les 45000 abonnés d'Hydro One

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«Il y a plus d'une décennie que nous formons une seule et même ville. Tous les résidents d'Ottawa devraient être alimentés en électricité par une seule et même société», croit le conseiller Blais.

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La volonté du gouvernement d'Ontario de privatiser partiellement Hydro One s'avère le moment de choix pour tenter de rapatrier les quelque 45000 Ottaviens alimentés en courant par le distributeur provincial plutôt que le fournisseur local, Hydro Ottawa.

C'est du moins ce que croit le conseiller municipal de Cumberland, Stephen Blais.

«C'est une question d'équité, dit-il. Il y a plus d'une décennie que nous formons une seule et même ville. Tous les résidents d'Ottawa devraient être alimentés en électricité par une seule et même société.»

M. Blais avance que les abonnés desservis par Hydro One déboursent «entre 10% à 30%» de plus qu'un abonné d'Hydro Ottawa pour le même service.  La majorité de ces clients habitent en banlieue ou en milieu rural, précise-t-il, dont un bon nombre dans les secteurs Orléans et Cumberland. 

«Certains citoyens d'une même rue paient plus que leur voisin d'en face. C'est un peu ridicule, a commenté à son tour le maire Jim Watson. De plus, à la Place d'Orléans, par exemple, une moitié des commerces est alimentée par Hydro One et l'autre par Hydro Ottawa. Ça n'a aucun sens.»

Mercredi matin, M. Blais a obtenu le soutien de tous les membres du conseil pour demander à ce que la province de l'Ontario s'assure qu'Hydro Ottawa puisse participer à un «processus d'approvisionnement ouvert et transparent» lui permettant «d'acquérir» ces clients à leur juste valeur marchande.

«Hydro Ottawa a tenté de le faire depuis des années, mais il n'y a jamais eu un vendeur consentant. Le moment est opportun, à mon avis, puisque l'Ontario se montre disposé à vendre une partie d'Hydro One.»

Dans son budget déposé la semaine dernière, le gouvernement provincial a indiqué vouloir vendre au privé jusqu'à 60% de ses actifs d'Hydro One afin de financer de nouvelles infrastructures.

Selon M. Blais, un précédent  pourrait changer la donne pour les abonnés ottaviens d'Hydro One. Une entente a récemment été conclue à Brampton pour «vendre» des clients d'Hydro One aux sociétés d'électricité locales. «Si le gouvernement accepte de le faire à Toronto, il doit aussi accepter de le faire à Ottawa», plaide-t-il.

De son côté, le maire Jim Watson préférerait conclure un pacte sans avoir recours à l'arbitrage exécutoire. «Je veux éviter de jouer à la roulette russe. On ne sait jamais ce qui nous attend à la fin d'un tel processus et je ne veux pas exposer les abonnés d'Hydro Ottawa à un tel risque.»

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