Des fonds pour contrer « la menace terroriste djihadiste »

Le gouvernement ne fera pas suite à la... (Etienne Ranger, archives LeDroit)

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Le gouvernement ne fera pas suite à la demande de la Ville d'Ottawa d'obtenir 375000 $ pour les services rendus lors de l'attentat du 22 octobre dernier.

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Le gouvernement fédéral a confirmé hier le renouvellement d'une enveloppe de 10 millions $ sur cinq ans au service de police d'Ottawa. Le ministre conservateur Pierre Poilievre en a fait sursauter plusieurs toutefois en parlant de sommes « pour la menace terroriste djihadiste. »

« Nous reconnaissons qu'il existe des coûts et un fardeau supplémentaires dans ce monde moderne et dangereux dans lequel nous vivons. Nous savons que le mouvement djihadiste international a déclaré la guerre contre le Canada. Nous devons être prêts et nous protéger de ces risques émanant de terroristes et de d'autres voulant nous faire mal », a déclaré le ministre responsable de la région de la capitale fédérale dès le début de son discours.

Pourtant, la somme de 10 millions annoncée dans le budget fédéral de mardi est la même qu'octroyée autrefois par le gouvernement. Il vise principalement à défrayer les coûts additionnels engendrés par les policiers d'Ottawa pour assurer la sécurité de dignitaires internationaux ou pour celle des citoyens aux événements d'ordre national. Ces sommes ne sont pas utilisées pour contrer les actes terroristes, confirment la Ville d'Ottawa et les autorités policières.

M. Poilievre s'est défendu de vouloir pousser les intentions cachées de son gouvernement conservateur, même si son propre communiqué de presse remis aux médias ne faisait aucune mention de terrorisme.

« Il s'agit de 100 % de la somme recherchée par la Ville d'Ottawa », a-t-il répété à maintes reprises lorsque pressé par les journalistes.

Une information corroborée par le maire Jim Watson.

Le gouvernement ne semblera pas faire suite non plus à la demande de la municipalité d'obtenir un remboursement de 375 000 $ pour les services rendus par ses policiers le 22 octobre dernier, jour où le caporal Nathan Cirillo avait été abattu au Monument commémoratif de guerre, situé au centre-ville.

« Comme tout autre gouvernement, nous devons établir nos priorités. Nous préférons obtenir 10 millions du gouvernement fédéral au lieu de notre requête pour 375 000 $, a commenté de façon diplomatique le maire Watson. Nous sommes satisfaits de recevoir 2 millions par année sur cinq ans. Cela nous permettra de combler certains coûts inhérents à notre statut de capitale nationale. Je n'ai aucun reproche à faire. »

En coulisse toutefois, plusieurs élus d'Ottawa s'expliquent mal pourquoi la notion du terrorisme a été évoquée. Le choix initial de site pour la conférence de presse, au Monument de guerre, a aussi fait sourciller. Au bout du compte, l'annonce a été effectuée au poste de police de la rue Elgin.

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