Les dons électoraux d'entreprises et de syndicats sont là pour rester

Le conseiller Tobi Nussbaum avait promis d'agir en... (Étienne Ranger, archives LeDroit)

Agrandir

Le conseiller Tobi Nussbaum avait promis d'agir en ce sens lors de la campagne électorale d'octobre 2014.

Étienne Ranger, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La tentative du conseiller de Rideau-Rockcliffe, Tobi Nussbaum, de donner le pouvoir à la Ville d'Ottawa de bannir les dons d'entreprises et de syndicats lors des campagnes électorales a échoué mercredi.

La majorité des élus se sont opposés à la motion de l'échevin recrue visant à solliciter la province de l'Ontario de modifier sa loi sur les élections municipales afin de permettre à Ottawa d'interdire une telle pratique. La demande a été défaite par un vote de 19 voix contre cinq.

«J'estime qu'une interdiction n'est pas juste ni démocratique. Nous qui parlons toujours de l'importance de la démocratie, je crois que ce n'est pas le bon chemin à suivre, a soutenu le porte-parole du quartier Rivière, Riley Brockington. Croyez-le ou non, les entreprises et les syndicats s'impliquent dans un tel processus. Ils devraient avoir le droit de continuer à contribuer aux campagnes électorales.»

M. Nussbaum avait fait de ce sujet un enjeu électoral l'an dernier et avait promis de soulever la question une fois élu.

«L'objectif est de permettre à la municipalité d'être maître de sa destinée», a-t-il rappelé, mercredi.

Un précédent existe en ce sens. En 2009, l'Ontario avait accepté la demande du conseil municipal de Toronto d'abolir des contributions financières des entreprises et des syndicats.

Seuls les conseillers David Chernushenko, Micahel Qaqish, Jeff Leiper et Catherine McKenney ont appuyé M. Nussbaum.

«Ce qui ressort souvent est la perception qu'il existe deux types de citoyens à Ottawa, a commenté M. Chernushenko. Il existe des imperfections dans notre système électoral et nous devrions les aborder. Il faut rétablir un lien direct avec les électeurs. On devrait avoir l'occasion de contribuer qu'à titre d'individu.»

À l'heure actuelle, une personne ou une organisation peut verser un maximum de 750$ par candidat ou un total de 5000$ lors d'une élection municipale. Ainsi un citoyen ayant une entreprise peut par exemple utiliser ses deux chapeaux pour verser 1500$ dans la cagnotte d'un candidat.

De son côté, le maire Jim Watson dit ne pas souscrire à l'idée que les entreprises ou syndicats versent des fonds avec des «intentions malsaines» en tête. Il ajoute que ces joueurs sont souvent les premiers à donner des fonds à des organismes communautaires et des oeuvres de charité locales. M. Watson s'explique mal aussi pourquoi un changement à la loi est recherché alors que bon nombre d'élus sont défavorables à un tel amendement. «Certains prétendent que cette initiative est un moyen de soutirer un pouvoir au gouvernement provincial. À mon avis, le fait de demander un pouvoir que nous n'entendons pas de se prévaloir est futile.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer