Ottawa opte pour une «réflexion» plutôt qu'une prière

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Habituellement, les réunions du conseil municipal d'Ottawa débutent avec une courte prière bilingue. Ce n'était plus le cas mercredi.

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À la surprise générale, un «moment de réflexion» a remplacé la prière au conseil municipal d'Ottawa mercredi matin.

Le maire Jim Watson a agi de la sorte en réponse à la décision unanime de la Cour suprême du Canada, annoncé quelques minutes avant le début de la séance, à l'effet de cesser la récitation de la prière avant la tenue de conseils municipaux.

«J'estime que notre prière a toujours été respectueuse de toutes les religions et cultures - et non confessionnelle. Toutefois, nous devons respecter la décision de la Cour suprême. À mon avis, le fait d'offrir un moment de réflexion personnel, comme nous avons effectué [hier], est un bon compromis», a commenté le maire Watson.

Habituellement, les réunions du conseil municipal débutent avec une courte prière bilingue. Elle est suivie par l'interprétation de l'Ô Canada, normalement faite par de jeunes élèves d'Ottawa.

Ailleurs dans l'Est ontarien, des municipalités des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), incluant le gouvernement régional, pourraient aussi être contraintes de revoir leur règlement de procédures. Actuellement, Russell, Hawkesbury, Clarence-Rockland et La Nation récitent une prière lors de leur réunion régulière, contrairement à Alfred-Plantagenet, Champlain et Hawkesbury Est.

Des discussions à prévoir

Le maire de La Nation, François St-Amour, laisse entendre que cette question fera l'objet de discussions lors de la prochaine réunion du conseil. «Nous avons un petit bout débutant avec une prière générale, ensuite on récite le Notre Père. Peut-être seulement laisser aller le Notre Père pour le remplacer par un moment de silence serait acceptable», a avancé M. St-Amour.

À Russell, le maire Pierre Leroux maintient que la prière pourrait demeurer à l'ordre du jour malgré la décision de la Cour suprême. «Notre prière est générique, elle n'est pas propre à une religion. Le conseil va malgré tout en discuter et on va prendre une décision s'il le faut».

Cet avis est également partagé par le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, qui a précisé à ICI Radio-Canada que la prière ne fait pas allusion à une religion, mais qu'il s'agit plutôt d'un énoncé général sur les intentions et objectifs du conseil dans l'exercice de ses fonctions.

À la Ville de Hawkesbury, bien que le mot «prière» soit inscrit à l'ordre du jour, il s'agit plutôt, selon la mairesse Jeanne Charlebois, d'un moment de réflexion. «Le nom de Dieu n'est pas mentionné. Maintenant, il faut voir si les membres du conseil seraient d'accord pour modifier le mot prière et le remplacer par le mot réflexion», a souligné Mme Charlebois.

Le préfet des CUPR et maire du canton de Hawkesbury Est, Robert Kirby, a préféré réserver ses commentaires pour plus tard.

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