L'aide aux sans-abri d'Ottawa se précise

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Dans une note interne dont LeDroit a obtenu copie, la ville d'Ottawa identifie les divers organismes d'aide aux sans-abri qui recevront les fonds fédéraux et provinciaux qu'elle est chargée de distribuer.

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Les différents fournisseurs de services aux sans-abri d'Ottawa ont appris, hier, quelle part du gâteau de 10,8 millionsde dollars ils toucheront au cours de la prochaine année.

Dans une note interne dont LeDroit a obtenu copie, la direction des services de logements de la Ville d'Ottawa identifie les divers organismes à but non lucratif qui recevront les fonds fédéraux et provinciaux qu'elle est chargée de distribuer.

«La Ville a reçu 65 propositions de 29 organismes qui, collectivement, ont demandé 16,4 millions$. [...] Les décisions relatives aux allocations ont été prises en consultation avec un groupe formé de membres de la communauté spécialisés dans les questions touchant à l'itinérance et un membre du personnel de la Ville», note Aaron Burry, directeur général des services sociaux et communautaires.

Pas que des gagnants

Si 19 organismes reçoivent plus de financement pour offrir des services aux sans-abri, d'autres verront une diminution de leur financement.

Le Centre Shawenjeagamik, situé au 510, rue Rideau, a été forcé de fermer ses portes hier. Administré par le Centre d'amitié autochtone Odawa, la halte d'accueil offrant des programmes de jour n'était plus éligible au financement annuel de 400000$ versé par le fédéral. Sa nouvelle approche visant plutôt à loger les sans-abri plutôt que leur donner des refuges temporaires explique la décision.

La Ville d'Ottawa dit avoir tenté de tendre la main «à quelques reprises» au directeur général d'Odawa et au coordonnateur du centre pour autochtones la semaine dernière pour trouver une solution. «On leur a fait parvenir de la documentation sur les ressources et les services à la disposition des employés et des clients touchés», souligne M. Burry.

Entre-temps, le Centre Odawa tente d'amasser 125000$ d'ici le 30 avril pour poursuivre ses opérations.

En plus du Centre Shawenjeagamik, le financement accordé au Centre 507, à La Source et au Cornerstone, qui offrent également des services aux itinérants, a été retiré. Dans leur cas, toutefois, ils obtiennent déjà des fonds municipaux pour d'autres programmes.

Manifestation devant le bureau de Chiarelli

Par ailleurs, les membres de l'Association d'organisations communautaires pour la réforme maintenant (ACORN) d'Ottawa ont crié haut et fort, hier midi, la nécessité de changer la loi ontarienne sur les villes afin de rendre les logements abordables plus accessibles.

Les manifestants ont fait entendre leurs doléances devant le bureau du député libéral d'Ottawa-Ouest-Nepean, Bob Chiarelli. ACORN milite pour un tel changement à la loi municipale depuis huit ans.

L'amendement proposé permettrait aux villes ontariennes d'instaurer des zones d'inclusion, une pratique inexistante en province. Ainsi, des promoteurs immobiliers pourraient aménager à moindres frais des logis pour gens moins nantis. La différence dans le coût de construction serait déboursée par les autres occupants de l'édifice.

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