Vif intérêt pour la future biobliothèque centrale à Ottawa

Près de 180 Ottaviens se sont rassemblés pour... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Près de 180 Ottaviens se sont rassemblés pour partager leur vision de la future bibliothèque publique centrale.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Espaces ouverts, mobilier à la Ikea, murs tactiles, laboratoires individuels vitrés, lounge coussiné, salle pour artisanat ou prestations musicales, voire une buanderie. Quelque 180 citoyens d'Ottawa ont fait part de leur vision de la future bibliothèque publique centrale mardi soir à l'hôtel de ville.

Si le contenu devait d'abord et avant tout dominer les discussions, c'est plutôt le contenant et le lieu du futur lieu culturel qui ont attiré l'attention.

« Je serais très déçu si nous devions nous contenter d'une bibliothèque avec de gros murs de bétons (comme l'existante) et pas de grandes fenêtres », a commenté Lee Auerbach, l'un de plusieurs qui ont fait une remarque similaire.

Il faut dire que l'auditoire avait pu voir des exemples d'autres bibliothèques lors d'une présentation - quasi unilingue anglophone - avant le troc d'idées des participants. Celle d'Halifax se démarque par son design extérieur avec ses grandes vitres et sa structure pour le moins unique. Même le maire Jim Watson, présent pour l'occasion, a parlé d'un immeuble « iconique », pouvant permettre à Ottawa de se démarquer.

L'emplacement de la nouvelle bibliothèque, pourtant pas au menu des discussions, a dominé les échanges de table en table. La revitalisation de l'actuelle bibliothèque centrale, située au 120 rue Metcalfe, semble peu probable. Il faudrait 70 millions $ pour la remettre sur pied, a révélé une étude commandée par la Ville d'Ottawa l'an dernier. En comparaison, la bibliothèque flambant neuve « vivante et vibrante » d'Halifax a coûté 57 millions $.

Ainsi, un déménagement dans la Place Ben-Franklin de Nepean, « le vrai centre géographique » de la municipalité, a été souligné. L'attrait des plaines LeBreton a aussi été mentionné.

Malgré l'intérêt pour le look et le lieu d, les tables rondes ont permis de dégager certaines idées pour l'intérieur de l'édifice. « Il n'est écrit nulle part que les collections de livres doivent être disposées sur des étagères de sept pieds en hauteur, alignées en rangées. Pourquoi ne peuvent-ils pas être audacieux, amusants et pourquoi ne peuvent-ils pas être aménagés de façon à rendre notre visite plus intéressante ? », a d'ailleurs commenté June Garcia, l'une des trois consultantes embauchées par la Ville d'Ottawa pour piloter le pont vers la « bibliothèque de l'avenir. »

En parlant de livres, plusieurs ont souligné l'importance de leur présence outre le matériel et le mobilier technologiques, notamment dans la section pour enfants. « C'est important qu'il y ait une région tactile et visuelle pour éviter que les jeunes soient bombardés par l'électronique », a insisté la citoyenne Cynthia Lafortune. « Nous voulons un endroit où les enfants développeront un amour de la lecture », a renchéri son voisin de table, Philippe Rabot.

D'autres intervenants ont aussi soulevé l'importance de bien garnir la bibliothèque de collections francophones.

Tous les commentaires formulés mardi soir, ainsi que ceux des 570 internautes qui ont suivi la réunion via le Web seront enregistrés et soumis dans un rapport remis aux élus en juin.

« Cela nous permettra d'établir notre modèle économique, mais aussi les composantes à l'intérieur de l'édifice », a signalé Tim Tierney, président du conseil d'administration de la Bibliothèque publique d'Ottawa.

Partager

À lire aussi

  • Pierre Jury | La nouvelle biblio

    Pierre Jury

    La nouvelle biblio

    La Ville d'Ottawa a amorcé cette semaine une première consultation sur l'avenir de sa bibliothèque centrale, située à l'angle des rues Laurier et... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer