Alfredsson reçoit la clé de la Ville

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Daniel Alfredsson a reçu la clé de la Ville, jeudi soir, des mains du conseiller Bob Monette.

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Daniel Alfredsson passe le week-end à Ottawa. Jeudi soir, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée sur la rue Elgin, on lui a remis officiellement la clé de la ville. Vendredi, dans le cadre d'un événement qui se voudra un peu plus intime, on l'honorera pour ses engagements communautaires dans le domaine de la santé mentale.

À quand sa prochaine visite? Mystère.

Trois mois après avoir accroché ses patins, le jeune retraité du hockey n'est pas plus branché sur son avenir.

Il ne peut même pas confirmer qu'il s'installera dans la capitale. Durant son point de presse, jeudi soir, il a indiqué qu'Ottawa était « une des villes » que sa famille considérait.

Un élément semble toutefois réglé dans sa tête. Il ne succédera pas à Bryan Murray, dans l'éventualité où ce dernier quittait son poste de directeur général des Sénateurs.

« Je ne suis pas assez naïf pour m'imaginer que je suis prêt à relever un tel défi. »

Dans ses temps libres, quand ses garçons sont à l'école, il lui arrive quand même de fantasmer à un retour dans le monde du hockey. Sans atterrir du jour au lendemain à la tête d'une organisation, il rêve d'un poste qui lui permettrait d'en apprendre davantage sur la gestion d'une organisation.

Il pourrait par exemple s'inspirer de Steve Yzerman. À sa retraite du jeu, en 2006, le hockeyeur de Nepean a d'abord accepté un poste de vice président et de gouverneur associé chez les Red Wings de Détroit. Après quatre années d'apprentissage, il s'est senti prêt à relever un plus important défi. Il est alors devenu dg du Lightning de Tampa Bay.

« Est-ce que je peux aider une organisation de la LNH? Bien sûr! J'ai de l'expérience. Je pourrais me rendre utile. J'aimerais bien entreprendre ma prochaine carrière avec un poste qui me permettrait de me familiariser avec toutes les branches de l'administration hockey. Ce serait une façon logique d'aborder la prochaine étape de ma carrière », croit Alfredsson.

« Le hockey, c'est tout ce que je connais. C'est tout ce que j'ai. Pour l'instant, je m'amuse beaucoup à diriger les équipes de mes fils Hugo et Loui. Je suis convaincu que j'aimerais retourner dans la LNH dans une fonction différente. Le problème, c'est que si je décide de me lancer, je vais me lancer à 100 %. Ça va me demander beaucoup de temps. Mes enfants sont encore jeunes. Je ne suis pas convaincu que ce serait dans leur meilleur intérêt en ce moment », enchaîne-t-il.

On présume que les Alfredsson pourraient demeurer à Détroit, ville où ils ont passé les deux dernières années de leurs vies. Ils pourraient aussi choisir de rentrer à Göteborg, en Suède.

« Ma femme Bibi aura un grand rôle à jouer dans cette décision, concède Alfredsson. Il faut prendre la meilleure décision pour nos enfants. »

La décision sera prise d'ici quelques mois. « Il faudra se donner du temps pour bien préparer la rentrée scolaire. Il faudra s'installer avant le début des camps de sélection du hockey mineur. »

Ottawa demeurera la ville où sont nés les quatre gamins. Ça lui confère une valeur sentimentale inestimable.

« Il n'y a pas une seule chose que nous n'aimons pas au sujet de cette ville », assure le père de famille.

Les Alfredsson ont passé 18 années au Canada. « Nos amis nous manquent tout particulièrement. Nous avons rencontré des tas de gens ici. Ils nous manquent tous beaucoup. »

«Ma vie est différente» - Daniel Alfredsson

Durant ses années à Ottawa, Daniel Alfredsson s'est souvent montré hyperactif. Il était heureux quand son calendrier était surchargé.

Dans ce contexte, la retraite pouvait lui sembler bien effrayante.

«Vous voulez vraiment savoir de quoi sont faites mes journées? Vous n'allez pas vendre beaucoup de journaux avec ça», a-t-il déclaré à la blague, jeudi soir.

«Ma vie est différente. Elle a changé du tout au tout cette année. Elle est différente, mais quand même bien agréable. Je n'ai jamais été autant impliqué dans les devoirs de mes garçons. M'impliquer à titre d'entraîneur dans le hockey mineur s'avère aussi très enrichissant. C'est quelque chose qui me fait grandir.»

«Être un bon joueur de hockey, c'est une chose. Enseigner le hockey, c'est un défi pas mal plus grand. Je suis capable de voir bien des choses quand je me trouve sur la patinoire, mais j'ai bien du mal à exprimer mes idées clairement. Je suis en mode apprentissage. Quand je vois que mes jeunes joueurs s'améliorent, c'est gratifiant.»

De façon surprenante, Alfredsson l'athlète a surtout négligé le gymnase dans les derniers mois.

«Je me surprends à profiter des moments plus calmes. J'essaie de ralentir un peu. J'essaie de prendre la vie comme elle vient. Quand je suis moins stressé, je deviens plus patient.»

Entre les devoirs, les séances d'entraînement et les matches des garçons, Alfredsson admet qu'il n'a pas trop suivi le hockey de la LNH. Il s'y est remis tout récemment. Il regarde surtout les matches des Red Wings et de Sénateurs à la maison.

«Je n'ai pas vu de matches en personne. En fait, je suis venu au Centre Canadian Tire à deux reprises. La première fois, c'était pour la cérémonie qui était organisée en mon honneur. La deuxième fois, c'était pour la soirée spéciale où Chris Phillips a battu mon record. J'avais besoin de prendre un peu de recul, je pense.»

Il assure qu'il ne s'ennuie pas trop.

«Même si j'aurais bien aimé disputer une dernière saison, je sais que j'ai pris la bonne décision. Mon corps me le demandait. Pour ma santé, je devais prendre ma retraite.»

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