Plasco: les contribuables «ne devraient» pas payer

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Les coûts inhérents au retrait ses installations de démonstration de l'entreprise de transformation de déchets Plasco Energy Group et du réaménagement du chemin Trail «ne devraient» rien coûter aux contribuables d'Ottawa, a soutenu l'administration municipale, mardi.

«On ne peut jamais être parfaitement à l'aise, rétorque David Chernushenko, président du comité d'environnement. Évidemment, le contrat dit que Plasco est responsable, mais si après tout, ils ne trouvent pas l'argent pour nettoyer, c'est la Ville qui devra assumer cette responsabilité s'il n'y a personne là pour le faire. Alors oui, ça m'inquiète un peu.»

Plasco avait accepté de consentir 300000$ pour la réhabilitation du site si jamais elle ne répondait pas aux exigences établies par la municipalité dans leur entente. Cette réalité s'est produite le 31 décembre dernier alors que la compagnie ottavienne n'avait pu boucler son montage financier pour la construction de son usine industrielle dans les délais accordés. Depuis, Plasco s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en raison d'une dette de 36,1 millions de dollars.

Récemment, le maire Jim Watson s'est voulu rassurant en affirmant que la fin de ce partenariat n'occasionnerait aucune conséquence financière sur les coffres de la municipalité. Le directeur général d'Ottawa l'a imité mardi. «Je suis à l'aise (avec le 300000$), mais il n'y a aucune garantie», a affirmé Kent Kirkpatrick.

N'empêche, les membres du comité d'environnement ont aussi appris qu'un fonds de réserve de 950000$ avait été établi par la cour pour permettre la remise sur pied du site près du dépotoir sur le chemin Trail. Il n'était toutefois pas clair mardi si cet argent avait bel et bien été mis de côté. Plasco a 18 mois pour dégager le site.

«Passe à autre chose»

La Ville d'Ottawa a pris un premier pas officiel pour mettre fin à son association avec Plasco, mardi. Le comité d'environnement a donné son aval pour résilier le contrat de 20 ans et 180 millions$. Puisque l'entreprise s'est placée à l'abri de ses créanciers, la Ville ne peut cependant mettre fin unilatéralement au contrat avant le 11 mars, sous peine de représailles.

«Nous regrettons tous que cette entreprise ne puisse aller de l'avant avec sa technologie en ce moment. Maintenant, il est important de passer à autre chose», a fait valoir David Chernushenko, président du comité d'environnement.

À cet effet, plusieurs élus et citoyens ont uni leur voix mardi pour rappeler l'importance de «réduire, réutiliser et recycler» les ordures ménagères avant de remplacer Plasco. Une telle décision pourrait prendre plusieurs mois, même des années. Ottawa prévoit compléter son examen du programme de matières organiques séparées à la source, qui doit être complété plus tard cette année, avant de sélectionner un successeur.

«Plasco proposait le meilleur pacte que nous pourrions espérer. Il était peut-être trop beau pour être vrai. Peu importe la nature de notre prochaine entente, elle ne sera jamais aussi bonne que Plasco qui n'exigeait aucun investissement de notre part. D'ailleurs, elle coûtera sûrement entre 250 et 300 millions$. C'est pour cette raison que nous devions courir le risque avec Plasco, même s'il est désormais inévitable aujourd'hui de tourner la page», a commenté Scott Moffat, vice-président du comité d'environnement.

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