Le budget unilingue d'Ottawa tracasse le conseiller Fleury

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«La Ville envoie un mauvais message. La communauté a le droit de revendiquer un budget en français», soutient le conseiller Mathieu Fleury.

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Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, qualifie de «tracassant» le fait que la Ville d'Ottawa est incapable de fournir une copie francophone du budget préliminaire de la municipalité aux citoyens qui aimerait le consulter dans leur langue maternelle.

«C'est la première fois qu'on me le fait remarquer et ça me chicote. Je m'attends à ce que toutes les communications de la Ville puissent s'effectuer dans les deux langues officielles, surtout quand il s'agit du budget», commente l'échevin francophone.

Rappelons que LeDroit a récemment dévoilé que seulement une version anglaise du plan financier de la Ville avait été produite par l'administration municipale.

Pour obtenir une copie dans la langue de Molière, les francophones doivent expressément en faire la demande auprès des autorités.

Dans les faits toutefois, quelque 80 Franco-Ontariens ont constaté qu'il était impossible d'obtenir le document entier en version française.

«La Ville envoie un mauvais message. La communauté a le droit de revendiquer un budget en français.»

Mathieu Fleury
conseiller du quartier Rideau-Vanier

À cet effet, le gestionnaire de la planification financière et du budget d'Ottawa, Tom Fedec, explique que le document «est beaucoup trop volumineux» pour qu'il soit traduit. Qui plus est, ce dernier a laissé savoir plus tôt cette semaine «qu'il faudrait trois mois au service de traduction» pour produire les quelque 900 pages en français.

Le produit final serait donc disponible bien après l'adoption du budget, prévue pour le 11 mars, se défend-il.

Un «argument faible»

«À mon avis, il s'agit d'un argument faible, rétorque M. Fleury. La traduction du budget aurait pu se faire au fur et à mesure que les budgets de chaque département ont été élaborés au lieu d'attendre à la fin du processus pour traduire 900 pages.»

L'échevin ne s'attend pas à ce que la vapeur soit renversée en 2015, mais il garde espoir qu'une nouvelle pratique pourrait être instaurée pour l'exercice financier de 2016.

«On m'assure que le budget final sera traduit en français. N'empêche que la Ville envoie un mauvais message. La communauté a le droit de revendiquer un budget en français.»

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