Une autre solution recherchée pour l'élimination des déchets

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Le site d'enfouissement du chemin Trail pourra accueillir les déchets d'Ottawa jusqu'en 2043.

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La Ville d'Ottawa entend se tourner vers des « technologies établies » afin d'éliminer ses déchets, après l'échec d'un partenariat avec l'entreprise Plasco Energy Group.

« Nous aimerions beaucoup mieux une technologie qui a déjà fait ses preuves au lieu de courir après quelque chose qui est presque prêt ou qui pourrait marcher. C'était le cas de Plasco. Maintenant, je crois que le conseil veut choisir une technologie qui existe et fonctionne déjà », a laissé entendre David Chernushenko, président du comité de l'environnement de la Ville.

La compagnie d'Ottawa s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, mardi, en raison d'une dette de 36,1 millions $. Plasco avait signé une entente de 180 millions sur 20 ans avec la Ville d'Ottawa, en 2012, pour transformer près de 110 000 tonnes d'ordures ménagères en énergie par année. Le processus de « gazéification », quoiqu'efficace pour des petites quantités de déchets, n'a jamais pu être reproduit sur une échelle industrielle. Cet échec a fait en sorte que Plasco n'avait pu boucler le montage financier pour la construction de son usine de 175 millions $ selon l'échéancier fixé par la Ville.

En réaction au non-respect des conditions, Ottawa avait lancé une demande de déclaration d'intérêt le 5 janvier, afin de trouver de nouvelles options pour éliminer ses déchets, outre que les envoyer au dépotoir.

Ce processus a permis de susciter l'intérêt de 37 entreprises provenant de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique du Nord, dont certains des « noms les plus reconnus dans l'industrie », révèle un rapport préparé au profit du comité de l'environnement d'Ottawa. Les coûts d'immobilisation se chiffrent entre 50 à 275 millions $ selon les processus proposés.

Au bout du compte, 23 options proposent des procédés axés sur l'élimination de déchets après le compostage et le recyclage d'ordures ménagères, comme le souhaite la Ville. Seulement quatre compagnies ont fourni de la documentation prouvant que leur technologie était employée aux fins d'une utilisation industrielle.

Un long processus

Ottawa pourrait prendre plusieurs mois, même des années, avant d'arrêter son choix sur une entreprise. La municipalité prévoit compléter son examen du programme de matières organiques séparées à la source, plus tard cette année, avant de sélectionner le successeur de Plasco.

« Il n'y a pas d'urgence, soutient le maire Jim Watson. Au rythme actuel, le site d'enfouissement du chemin Trail peut accueillir des déchets jusqu'en 2043. Je garde quand même espoir que nous trouverons une solution d'ici quelques années. »

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