Une autre réunion pour rassurer les citoyens

Mark Taylor s'est rendu disponible pour répondre aux... (Étienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Mark Taylor s'est rendu disponible pour répondre aux questions des citoyens.

Étienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Divers intervenants d'Ottawa ont uni leurs efforts, mardi soir, pour tenter de rassurer des citoyens inquiets par la flambée de fusillades dans la capitale nationale.

L'échevin du quartier Baie, Mark Taylor, a piloté une rencontre publique dans le secteur Michele Heights, à quelques coins de rue seulement où des coups de feu avaient terrorisé des résidents en 2014. Un nombre record de fusillades, 49 en tout, a secoué Ottawa l'an dernier.

«Maintenant qu'il y a moins de balles qui sifflent autour d'eux, les résidents veulent trouver des solutions à long terme», a commenté M. Taylor.

Les quelque 150 personnes qui se sont présentées au gymnase d'un centre communautaire ont donc eu la chance de rencontrer des policiers, mais aussi divers intervenants communautaires travaillant de concert pour trouver des pistes de solution.

Contrairement à son homologue du quartier College, Rick Chiarelli, qui a tenu une séance publique le mois dernier, la rencontre de mardi ne proposait pas une assemblée publique permettant de discuter des enjeux et des inquiétudes devant tous les citoyens présents. Aucune présentation formelle n'a été offerte non plus. La formule de M. Taylor invitait plutôt les gens à interpeller les intervenants un à un, pour permettre aux plus timides d'obtenir des réponses à leurs préoccupations et ainsi éviter que les habitués des séances publiques s'accaparent le micro.

«C'est dommage que cette formule ait été utilisée. Beaucoup de gens espéraient une présentation magistrale et ils ont été déçus», a souligné Alex Cullen, ex-conseiller municipal et candidat défait dans le quartier aux dernières élections municipales.

Néanmoins, plusieurs citoyens rencontrés par LeDroit ont proposé des solutions pour régler ce fléau, dont la dénonciation.

«Si les gens unissent leurs voix, et qu'ils sont appuyés par les policiers en arrière-plan, les petits gars dans les bandes vont-ils sortir leur arme? Je ne pense pas. Ils vont avoir peur, ajoute Daniel Viau, un motard réformé. Et s'ils voient tous les gens qui sont présents à des événements comme ce soir, ils vont y penser deux fois (avant d'agir).»

À cet effet, l'inspecteur du Service de police d'Ottawa Sterling Hartley confirme que leurs rencontres publiques attirent l'attention des membres des bandes de rues. «Nous en avons vu deux à la réunion de M. Chiarelli. Je crois que c'est une bonne chose, affirme-t-il. Ils réaliseront peut-être toute la consternation qu'ils créent.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer