Les policiers antigang veulent l'aide des Ottaviens

Les inspecteurs Sterling Hartley et Chris Renwick sont... (Étienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Les inspecteurs Sterling Hartley et Chris Renwick sont allés à la rencontre des résidents des secteurs touchés par les multiples fusillades dans la capitale, mardi soir.

Étienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il n'y a qu'une véritable solution pour empêcher le nombre record de fusillades survenues dans les rues d'Ottawa l'année dernière de se reproduire : une intervention plus active de la communauté.

C'est en gros le message qu'ont livré des membres de l'Unité des bandes de rues et des armes à feu et du Service de police d'Ottawa à quelque 150 résidents réunis mardi soir dans une école élémentaire du secteur Nepean.

« Nous ne pouvons réussir tout seul. Nous avons besoin de la communauté, a plaidé l'inspecteur Sterling Hartley. Nous avons besoin de vous pour signaler des incidents suspects ou qui mènent à une confrontation violente afin que nous puissions déposer des chefs d'accusation. Sans l'aide de la communauté, ce n'est pas que difficile (de résoudre ce fléau), c'est impossible. »

« Il y a une culture propre aux gens impliqués dans des activités illicites qui fait en sorte qu'une victime préfère se taire plutôt que d'être un cafard, d'aider les policiers. C'est notre plus grand défi », ajoute son homologue de l'Unité des bandes de rues et des armes à feu, Chris Renwick, en parlant du fardeau de la preuve en cour.

Des accusations ont été déposées contre 18 individus en relation aux 49 fusillades de l'an dernier.

2014, « l'année du fusil »

Même si M. Renwick a qualifié 2014 comme « l'année du fusil », il a calmé le jeu en rappelant que ce chiffre est relatif. « Oui, c'est trop comparativement à une année moyenne de 25 à 30 fusillades. Dans certaines villes cependant, on parle de deux ou trois par soir. »

La rencontre d'hier, organisée par le conseiller du quartier Collège, Rick Chiarelli, visait à informer les résidents sur les démarches entreprises par les policiers et répondre à leurs inquiétudes, voire stimuler leur implication communautaire.

« Il y a eu une série de fusillades en fin d'année dans notre quartier. La dernière était survenue il y a 20 ans. À l'époque, nous avions établi une stratégie pour les secteurs Bloomsbury et Wesley Park et elle a été étonnamment efficace, s'est remémoré l'élu qui était en poste à l'époque. Nous pouvons établir un nouveau comité de surveillance du voisinage. Si les citoyens le veulent, nous agirons. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer