Watson a confiance en son chef de police

Malgré les événements des dernières semaines, le chef... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Malgré les événements des dernières semaines, le chef de police Charles Bordeleau et le maire Jim Watson persistent et signent, s'entendant pour dire qu'Ottawa demeure une ville sécuritaire.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Malgré une vague historique de fusillade qui ne montre aucun signe d'affaiblissement, le maire d'Ottawa Jim Watson a encore pleinement confiance en son chef de police, Charles Bordeleau, a-t-il tenu à souligner, hier, lors d'un point de presse.

M. Watson a toutefois demandé d'être informé de façon plus fréquente des progrès du service de police dans sa lutte contre la progression des gangs de rue, lors d'une réunion à laquelle était aussi convié le président de la commission de services policiers d'Ottawa, Eli El-Chantiry, et le ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, Yasir Naqvi.

Le maire a martelé que la capitale demeure une ville sécuritaire. «Il s'agit d'un pic, pas d'une tendance à la hausse», estime-t-il.

La Ville d'Ottawa a connu une année record pour le nombre de fusillade, avec 49 en 2014, une augmentation de 63%, par rapport à 2013.

La dernière en date est survenue samedi, lorsqu'un individu a reçu deux balles dans le dos sur la rue Riga, dans le secteur Britannia, en fin d'après-midi.

«J'habite dans le quartier Baie et je soupais dans un restaurant de la rue Carling à trois coins de rue au moment de cet incident. Donc j'ai pu constater ce fléau moi-même à titre de citoyen de la ville», affirme-t-il.

Pour l'instant, la guerre que se mènent les gangs de rue n'a pas fait de victime collatérale.

«Cette possibilité me tient réveillé la nuit. Nous sommes chanceux qu'un passant n'ait pas été blessé ou tué», s'est ému M. Watson.

Ce dernier a de nouveau balayé du revers de la main l'idée d'accorder un financement accru au service de police. Selon le maire, le chef Bordeleau dispose des effectifs appropriés. «Nous sommes en mesure de modifier l'allocation des ressources sans mettre en péril nos opérations», soutient pour sa part le chef de police.

Pour le maire, le fléau des gangs de rue n'est pas «uniquement d'une question d'ajouter des policiers. Il faut aller aux racines du crime, donc de la difficulté à accéder à un emploi dans certaines de ces communautés de même que l'état des logements de la société du Logement communautaire d'Ottawa, par exemple».

L'organisme Prévention du Crime Ottawa convie la population à une assemblée publique d'information pour faire état de la situation le 27 février prochain.

Gstpierre@ledroit.com

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