«Plasco a perdu ses droits d'exclusivité»- David Chernushenko

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Plasco a perdu ses droits d'exclusivité. L'entreprise devait boucler un montage financier de ses nouvelles installations et l'utilisation d'un processus de «gazéfication» permettant aux déchets d'être transformés en électricité, avant le 31 décembre 2014.

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La Ville d'Ottawa ne perd pas de temps à explorer de nouvelles options pour éliminer ses déchets.

Un appel d'offres a été lancé hier par la municipalité afin de trouver un nouveau partenaire d'affaires, cinq jours seulement après que l'entreprise de transformation de déchets Plasco Energy Group n'ait pu répondre aux exigences imposées par la Ville dans leur entente.

«La Ville d'Ottawa est à la recherche d'informations auprès des fournisseurs potentiels de technologies pour le traitement des matières résiduelles (autres que l'enfouissement) pour la gestion de 109500 tonnes de déchets», peut-on lire sur le réseau MERX, la référence en matière d'avis d'appels d'offres publics au pays.

En décembre2012, Ottawa et Plasco s'étaient entendus sur un pacte de 180 millions sur 20 ans en vue de la transformation du même tonnage d'ordures ménagères. La municipalité a donné plusieurs délais à l'entreprise locale afin qu'elle puisse boucler le montage financier de ses nouvelles installations et l'utilisation d'un processus de «gazéification» permettant aux déchets d'être transformés en électricité. La date butoir était fixée pour le 31 décembre dernier.

«Plasco a désormais perdu ses droits d'exclusivité», a soutenu hier David Chernushenko, président du comité d'environnement de la municipalité.

Le conseiller municipal du quartier de la Capitale tempère par ailleurs la rapidité avec laquelle l'appel d'offres a été lancé par la Ville à la suite de cet échec.

«Dans le passé, le conseil municipal a adopté une motion qui obligeait la Ville à procéder ainsi si jamais Plasco ne répondait pas aux modalités de l'entente. Il s'agit donc d'une obligation», précise-t-il.

Ainsi, d'ici le 5 février, la Ville espère recueillir d'autres partenaires potentiels en vue de l'élimination de ses déchets. Le nouvel appel d'offres a été lancé à titre informatif seulement. Il n'engage aucunement la Ville à conclure une entente avec un autre fournisseur. Les employés municipaux doivent préparer un rapport identifiant les différentes options et présenteront leur mise à jour au comité d'environnement le 17 février prochain.

N'empêche, certains élus à l'hôtel de ville semblent prêts à tourner la page. C'est le cas notamment du conseiller dans Beacon Hill-Cyrville, Tim Tierney, qui jongle avec l'idée de présenter une motion dès ce mois pour mettre fin à la relation entre la Ville et Plasco, question de recommencer à zéro.

«C'est possible que les services de Plasco soient retenus. C'est à eux de nous persuader qu'ils ont trouvé le financement adéquat, rappelle M. Chernushenko. Cela dit, les technologies ont peut-être beaucoup changé aussi depuis qu'ils nous ont approchés en 2006. Nous occupons vraiment une place de choix. Nous pouvons évaluer toutes nos options.»

Jfdugas@ledroit.com

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