Train léger: la phase deux serait en péril, avertit Watson

Le maire Jim Watson soutient que le plan... (Martin Roy, LeDroit)

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Le maire Jim Watson soutient que le plan de la CCN coûterait de 300 à 400 millions $ de plus.

Martin Roy, LeDroit

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Le prolongement du train léger pourrait être en péril, si la Ville d'Ottawa et la Commission de la capitale nationale (CCN) ne réussissent pas à s'entendre sur le tracé de la phase deux dans l'ouest de la municipalité.

C'est ce qu'a laissé tomber le maire Jim Watson, hier, toujours frustré contre la CCN, trois jours après la conférence de presse surprise annonçant leur opposition au projet d'expansion.

« L'ensemble de la phase deux est en péril et non seulement le prolongement à l'Ouest parce que cette expansion (du réseau) est un tout. Elle devait s'étendre au Sud, à l'Est et à l'Ouest. [...] Ce qui est décevant, c'est que nous travaillions de bonne foi avec la CCN, nous devions nous rencontrer pour discuter du dossier en janvier ou février et de son côté elle a décidé en secret et sans avertissement de proposer un nouveau plan », a pesté le maire.

Vendredi, la CCN a demandé à la Ville d'Ottawa d'inclure l'option d'un tunnel au pré Rochester/chemin Richmond dans l'évaluation environnementale en cours en vue de la construction de la phase deux du corridor ouest du train léger. Elle a annoncé sa vision aux dirigeants de la municipalité sans véritable préavis et a même empêché un employé des communications de la Ville d'Ottawa d'assister à la conférence de presse, a rappelé M. Watson hier.

Lors de ce point de presse, les membres du conseil d'administration ont soutenu que l'option partiellement souterraine le long de la promenade de Sir-John-A.-Macdonald avancée par la Ville aux fins de l'évaluation environnementale ne peut pas satisfaire aux conditions établies par la CCN. À la place, les dirigeants de la CCN ont expliqué que la municipalité devrait plutôt étudier l'option d'un tunnel de 1,2 km entièrement souterrain sous la promenade Sir-John-A.-Macdonald, une infrastructure qui répondrait davantage à ses objectifs visant la protection à long terme de cet attrait qui longe la rivière des Outaouais.

« On ne peut tout simplement pas accepter leur plan qui coûtera 300 à 400 millions $ supplémentaires, rétorque M. Watson. Surtout que c'est une décision prise à huis clos par des membres non élus et non redevables aux citoyens d'Ottawa. Ces derniers devraient être outrés par leur décision. »

À couteaux tirés

Le maire Watson s'est dit « profondément déçu » par ce énième obstacle posé par le gouvernement fédéral en vue de la construction du train léger.

« Contrairement à nos discussions avec la province, c'est toujours plus difficile avec le fédéral avec qui on doit se chamailler, a-t-il critiqué. Je ne sais pas quel avantage les progressistes-conservateurs fédéraux croient tirer en s'opposant constamment aux plans de transport en commun de la Ville d'Ottawa. »

M. Watson garde espoir de régler le conflit en rencontrant notamment le ministre responsable de la CCN, John Baird, cette semaine. Cela faciliterait l'octroi des 975 millions $ que la municipalité attend toujours du gouvernement Harper pour réaliser la phase deux du projet.

« Nous voulions présenter nos demandes de subvention en 2015. Il est important de trouver une solution avant cela », a souligné M. Watson, ajoutant que la question du train léger pourrait devenir un enjeu électoral aux prochaines élections fédérales.

Par ailleurs, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a préféré se tenir loin du débat hier lors de son passage à Ottawa.

« Nous sommes ravis de travailler avec la Ville d'Ottawa pour améliorer son transport en commun. Quant à l'emplacement du tracé, je laisse plutôt cela aux experts et aux ingénieurs », a-t-elle commenté du bout des lèvres.

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