Ville d'Ottawa: près de 390 000 $ en indemnités de départ

Auparavant, seuls les candidats défaits bénéficiaient d'une indemnité... (Patrick Woodbury, Archives, LeDroit)

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Auparavant, seuls les candidats défaits bénéficiaient d'une indemnité de départ.

Patrick Woodbury, Archives, LeDroit

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Les huit conseillers municipaux qui quitteront définitivement l'hôtel de ville d'Ottawa, à la fin du mois, toucheront une indemnité de départ totalisant près de 390 000 $.

Les six conseillers tirant leur révérence, ainsi que les deux défaits aux élections du 27 octobre dernier, bénéficieront d'une « aide financière transitoire » pour faciliter leur changement de carrière.

Rainer Bloess, Steve Desroches, Diane Holmes et Maria McRae empocheront donc la somme maximale de 46 998,98 $, tandis que leurs collègues ayant aussi décidé de quitter la vie publique, Peter Hume et Doug Thompson, partiront respectivement avec une somme de 71 498,98 $ et de 67 278,98 $. Ceux-ci recueillent davantage de fonds en raison leurs années de service au sein de la municipalité régionale d'Ottawa-Carleton et du village d'Osgoode, avant leur fusion avec la Ville d'Ottawa en 2001. Des sommes supplémentaires - 24 500 $ pour M. Hume et 20 280 $ pour M. Thompson - avaient été mises de côté à cet effet à l'époque. De leur côté, les échevins défaits, Peter Clark et Katherine Hobbs, empocheront 31 333,12 $ après leur mandat de quatre ans à la municipalité.

Formule de paiement

Le paiement d'une indemnité de départ est égal au salaire d'un mois pour chaque année consécutive servie sur le conseil. Le montant maximum alloué est équivalent à six mois de salaire. Cette nouvelle formule est en vigueur depuis le 1er décembre 2006.

Auparavant, seuls les candidats défaits bénéficiaient d'une indemnité de départ. Toutefois, cette règle a été changée lors du dernier mandat.

« Même si les conseillers quittant la vie municipale ne sont pas licenciés comme un échevin ayant perdu son élection, la perte d'emploi est similaire, peut-on lire dans un rapport portant sur le sujet. De plus, un conseiller qui quitte ses fonctions n'a pas droit à l'assurance-emploi et il doit rester en poste jusqu'à la fin de son mandat, ce qui complique la recherche d'emploi. »

La politique municipale précise qu'une indemnité de départ n'est pas versée à un élu qui regagne l'emploi qu'il détenait avant son arrivée à l'hôtel de ville. Un tel paiement n'est pas déboursé non plus pour un échevin briguant un poste à un autre palier gouvernemental ou dans une autre municipalité.

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