Une clochette qui peut coûter cher

La guerre aux cyclistes sans sonnettes est loin... (Étienne Ranger, LeDroit)

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La guerre aux cyclistes sans sonnettes est loin de s'estomper à Ottawa. Au contraire, elle s'est amplifiée au cours des dernières années, révèlent des documents obtenus par LeDroit en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Étienne Ranger, LeDroit

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La guerre aux cyclistes sans sonnettes est loin de s'estomper à Ottawa. Au contraire, elle s'est amplifiée au cours des dernières années, révèlent des documents obtenus par LeDroit en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Depuis cinq ans, plus de 2600 cyclistes qui circulaient sans sonnettes sur les routes de la capitale fédérale ont reçu une amende salée de 110$.

Véritable vache à lait pour la police d'Ottawa, les amendes liées à l'absence de sonnettes ont totalisé plus de 288000$ depuis 2009.

«Les personnes n'apprennent pas. Il faut donner des contraventions. Le ticket pour une sonnette est de 110$, incluant les frais, alors que tu peux acheter cet accessoire pour quelques dollars. Je ne comprends pas que les gens prennent une chance avec ça», explique l'un des porte-parole de la police, Charles Benoît.

La police a beau faire de la prévention, allant jusqu'à donner des sonnettes à l'occasion de certains blitz, les cyclistes semblent préférer apprendre leur leçon à la dure.

Jeudi soir dernier, des agents, accompagnés de bénévoles de l'organisme Citoyens pour la sécurité à vélo et d'employés de la Commission de la capitale nationale et de la Ville d'Ottawa, ont distribué gratuitement des dizaines de sonnettes et dispositifs d'éclairage aux cyclistes en bordure de la passerelle Corktown, qui relie la rue Somerset à la Côte-de-Sable, au-dessus du canal Rideau.

«Ça dépend toujours des circonstances quand on arrête un cycliste. C'est à la discrétion des policiers. Parfois, ça marche avec des amendes, d'autres fois, on fait de l'éducation verbale. Mais si on voit qu'il a déjà été arrêté, il n'y a plus de chance. On remet des amendes», poursuit l'agent Benoît, qui forme les patrouilleurs à vélo depuis 11 ans à Ottawa.

La piste cyclable spécialement aménagée sur l'avenue Laurier, au centre-ville, de même que le marché By, très populeux en période estivale, fourmillent de cyclistes sans sonnette. Les policiers y multiplient leurs interventions.

Et chaque jour, ils en épinglent plus d'un.

Après une brève accalmie, il y a quelques années, le phénomène reprend de l'ampleur. Les fautifs pris en défaut sont de plus en plus nombreux.

Entre 2011 et 2013, le nombre de cyclistes arrêtés annuellement pour ne pas avoir fixé de sonnette sur leur guidon est respectivement passé de 369 à 400 à 579.

En date du 30 juin, les policiers en avaient déjà arrêté 208 en 2014, pour la même infraction.

Lors de leurs patrouilles, ils arrêtent également passablement de cyclistes qui circulent sans lampe ou réflecteurs adéquats le soir. C'est d'ailleurs la deuxième contravention la plus récurrente au palmarès des infractions. Depuis 2006, près de 3000 cyclistes se sont ainsi vus imposer une amende de 35$ avec les frais.

Viennent ensuite non loin derrière le fait de pédaler sur un trottoir ou avec des freins défectueux.

Avec William Leclerc, La Presse

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