Les francos invités à formuler des plaintes

Le comité sur le bilinguisme issu des États généraux de la francophonie... (Archives, LeDroit)

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Le comité sur le bilinguisme issu des États généraux de la francophonie d'Ottawa a lancé, hier, une nouvelle initiative portant sur l'importance du fait français.

Après avoir invité les francophones à appuyer la cause de la désignation bilingue officielle de la capitale nationale pendant la campagne électorale, il les invite désormais à formuler des plaintes officielles chaque fois que leurs droits sont brimés par un service de la municipalité.

«Le comité sur le bilinguisme veut rappeler à la population que la Direction des services en français de la Ville d'Ottawa a, depuis plusieurs années déjà, un système de plaintes très efficace qui permet aux divers services de la municipalité d'améliorer leur offre de service en français et en anglais», explique Luc Léger, coordonnateur des États généraux de la francophonie d'Ottawa.

Or, très peu de plaintes sont formulées chaque année, souligne-t-il au Droit. D'ailleurs, en 2013, la Ville d'Ottawa a reçu 89 plaintes de citoyens. L'année précédente, ce nombre s'élevait à 49. En 2011 et 2012, c'est un total de 137 plaintes qui ont été acheminées à l'hôtel de ville.

D'ailleurs, si l'on compare ces chiffres à d'autres instances publiques sur cette même période de deux ans, force est d'admettre que la municipalité se démarque par son faible taux de contestation. À titre d'exemple, le Commissaire aux langues officielles du Canada Graham Fraser a traité 1499 plaintes. De son côté, le Commissariat aux services en français de l'Ontario s'est attaqué à 545 doléances. Même la Commission permanente des affaires francophones et du bilinguisme à l'Université d'Ottawa surpasse la Ville d'Ottawa avec 363 plaintes.

«Le nombre de plaintes est relativement bas à Ottawa, explique M. Léger. Plusieurs résidents hésitent à faire des plaintes. Il y a des gens qui ne veulent pas en faire, car il s'agit d'un processus compliqué, d'autres croient qu'il n'y aura aucun suivi. Nous voulons renverser cette tendance. L'outil est là, il faut s'en prévaloir.»

À ses yeux, il est d'autant plus important de faire part de ses frustrations linguistiques, au lendemain de l'élection d'un nouveau conseil municipal.

«Nous voulons rappeler aux nouveaux élus que la communauté francophone tient au bilinguisme. Ce n'était pas simplement un sujet d'actualité pendant la campagne électorale. Tout ne s'arrête pas avec les élections. Nous allons continuer à parler de bilinguisme. Et si cette nouvelle initiative de sensibilisation provoque une augmentation au nombre de plaintes à la Ville d'Ottawa, nous nous demandons comment les élus réagiront.»

Jfdugas@ledroit.com

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