Une nouvelle conseillère propose la création d'un caucus urbain

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:La conseillère municipale Catherine McKenney propose de former un «caucus urbain» avec ses homologues du centre-ville d'Ottawa.

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À peine élue dans le quartier Somerset, la conseillère municipale Catherine McKenney propose de former un « caucus urbain » avec ses homologues immédiats du centre-ville d'Ottawa pour donner plus de poids à leurs dossiers communs.

« L'idée m'est venue à l'esprit lors de la campagne électorale. Les citoyens me demandaient ce que je pouvais faire de différent de (sa prédécesseure) Diane Holmes, qui plus souvent qu'à son tour était la seule à s'opposer à un projet au centre-ville, dit-elle. En fait, ce que je propose est un peu similaire au caucus francophone, ou au bloc de l'Est, où un certain nombre d'élus unissent leurs voix pour donner plus de poids aux enjeux qui nous concernent. »

Bien qu'elle ait brièvement discuté de sa vision avec ses pairs du centre-ville, Mme McKenney soutient que le tout est toujours au stade embryonnaire.

« Mais pourquoi ne pas avoir un caucus urbain pour discuter du transport ou de l'urbanisme par exemple ? Ces enjeux devraient être débattus par le groupe de conseillers qui défendent les mêmes intérêts et poursuivent les mêmes objectifs », lance-t-elle.

Force est d'admettre toutefois que les quartiers du centre-ville d'Ottawa n'ont pas été laissés en reste au cours des quatre dernières années en matière de projets. À titre d'exemple, des investissements monstres ont été accordés pour les deux phases du projet du train léger et pour les travaux d'agrandissement de la Galerie d'art d'Ottawa et de réaménagement de la Cour des arts.

Mme McKenney entend néanmoins rencontrer David Chernushenko (Capitale), Jeff Leiper (Kitchissippi), Mathieu Fleury (Rideau-Vanier) et Tobi Nussbaum (Rideau-Rockcliffe) au cours des prochains jours pour tâter le terrain.

« A priori, ça me semble quelque chose d'intéressant, mais j'aimerais connaître ses objectifs précis avant de me prononcer », affirme M. Fleury.

« Il y a certes des enjeux urbains qui intéressent moins nos autres collègues, mais il faut faire attention de ne pas créer des divisions avec eux sachant qu'il faut une majorité de votes pour adopter d'autres projets », avance-t-il, rappelant que 24 élus prennent position lors d'un vote à la table décisionnelle.

Mme McKenney soutient que son initiative ne cherche pas à diviser les élus.

« À mon avis, c'est l'opposé. J'ai déjà travaillé pour et avec le conseil municipal. Je connais sa dynamique et je ne crois pas que ça diviserait les élus, signale l'ex-employée des anciens échevins Alex Munter et Diane Holmes ainsi que du directeur général adjoint de la municipalité Steve Kanellakos.

« Prenons par exemple le bloc de l'Est, poursuit-elle. Ils ne sont pas en contradiction avec le reste des élus. Il s'agit simplement d'un groupe qui partage les mêmes intérêts et qui donne davantage une importance à une vision. Ce n'est pas une question d'affrontements entre conseillers. »

Un tel regroupement avait vu le jour lors du dernier mandat. Toutefois, l'absence fréquente du conseiller Peter Clark, défait lundi aux élections, de même que le désintérêt de Mme Holmes, bientôt à la retraite, avait avorté toute tentative de la création d'un caucus urbain.

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