«Une journée tragique» - Jim Watson

Point de Presse avec le maire d'Ottawa Jim... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Point de Presse avec le maire d'Ottawa Jim Watson, Gilles Michaud, de la GRC, et Charles Bordeleau, chef de police d'Ottawa.

Étienne Ranger, LeDroit

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«C'est une journée triste et tragique pour la ville d'Ottawa.»

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, s'est dit « stupéfait et attristé » par le drame au parlement, mercredi.

«Nos pensées et nos prières sont avec la famille du soldat défunt et les blessés. Il n'y a pire douleur que de perdre un être cher, surtout dans de telles circonstances, car cela dépasse la compréhension. Ça m'enrage. Mais je ne laisserai pas cette colère dominer la journée», a-t-il déclaré lors d'un point de presse conjointe de la Gendarmerie royale du Canada et de la police d'Ottawa.

Le maire Watson s'explique mal la raison poussant un ou des suspects à perpétrer de tels actes de violence.

«Nous cherchons tous des réponses, personne plus que moi, a-t-il insisté. Aujourd'hui, j'invite tous les citoyens d'Ottawa à avoir une petite pensée pour l'individu qui montait la garde au Monument commémoratif de guerre du Canada.»

À l'instar de certains fonctionnaires fédéraux de la capitale nationale, les employés de la Ville d'Ottawa ont dû suivre des mesures de confinement pour une bonne partie de la journée. À l'hôtel de ville par exemple, le garde de sécurité en chef a informé que les fonctionnaires municipaux devaient rester sur place, mais que les agents de sécurité ne pouvaient empêcher le va-et-vient des citoyens. Les drapeaux de toutes les installations municipales ont aussi été mis en berne pour honorer la vie et le service du caporal Nathan Cirillo.

Onde de choc à Toronto

« Ces gestes insensés de violence ont choqué notre nation, a commenté la première ministre Kathleen Wynne lors d'un point de presse à Queen's Park en fin d'après-midi. Il ne faut surtout pas laisser la terreur nous gagner. Nous ne pouvons pas nous laisser intimider par ceux qui portent atteinte à notre démocratie. Les gens qui utilisent la violence veulent nous réduire au silence. Et nous refusons de nous taire. »

De son côté, la procureure générale de l'Ontario, Madeleine Meilleur, s'est dite « très attristée » par les événements tragiques survenus à Ottawa hier.

« On ne pense jamais qu'une telle chose puisse se produire si près de chez nous, dit la députée d'Ottawa-Vanier. Je suis très attristée par ce qui s'est passé aujourd'hui (hier). »

« C'est très personnel pour moi. Ce drame s'est produit dans ma communauté, a renchéri Yasir Naqvi, ministère de la Sécurité communautaire et député d'Ottawa-Centre. Je veux toutefois rassurer les citoyens d'Ottawa que leur sécurité est notre priorité. »

La députée progressiste-conservatrice de Nepean-Carleton, Lisa MacLeod, s'est également montrée réconfortante. « C'est une situation terrifiante, mais nous pouvons passer au travers. »

Mutisme au fédéral

Les députés fédéraux de la région n'étaient pas en mesure de commenter, mercredi, les événements survenus au cours de la journée, affirmant qu'ils avaient reçu la consigne de ne pas accorder d'entrevues aux médias. À leur bureau, les employés avaient eu la consigne de ne pas dire si les députés avaient été confinés à l'intérieur du parlement pendant une bonne partie de la journée ni où ils se trouvaient.

La plupart des députés participaient aux réunions de caucus de leur parti dans l'édifice du Centre au moment où les événements se sont produits.

Avec Paul Gaboury

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