Un conseil municipal moins harmonieux en vue à Ottawa?

Le maire d'Ottawa Jim Watson... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit)

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Le maire d'Ottawa Jim Watson

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

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Le prochain conseil municipal d'Ottawa pourrait être moins harmonieux que celui dirigé par le maire sortant Jim Watson au cours des quatre dernières années. Le départ de six vétérans et l'arrivée en scène possible de têtes fortes annoncent plus de débats à la table décisionnelle, estime une experte de la politique municipale de l'Université d'Ottawa.

«Nous savons qu'il y aura de nouveaux visages. Je pense que le prochain mandat risque d'être plus intéressant et ça pourrait mener à un conseil moins tranquille», soutient Caroline Andrew.

Il est d'ores et déjà connu que six nouvelles personnes seront élues lundi prochain au scrutin municipal à la suite du départ de conseillers d'expérience. Dianes Holmes, Doug Thompson, Rainer Bloess, Maria McRae, Steve Desroches et Peter Hume ont tous décidé de tirer leur révérence. Leurs remplaçants feront leurs débuts au conseil municipal, quoique certains candidats ont travaillé dans l'environnement immédiat de la Ville d'Ottawa au fil des ans.

En 2010, 10 nouveaux échevins avaient aussi transformé le visage de l'appareil municipal. Les novices sont plutôt rentrés dans le rang au lieu de s'opposer au maire Watson, un politicien expérimenté. Mme Andrew croit que certains de ces anciens débutants pourraient toutefois s'affirmer davantage s'ils sont réélus.

«Ces 'nouveaux' auront possiblement des projets plus mûris qu'ils voudront débattre. Il pourrait aussi y avoir plus de débats à l'intérieur des grandes priorités de la Ville, comme la question du logement social ou même la prochaine bibliothèque municipale centrale. Je suis certaine qu'il y a des candidats dans les quartiers qui apporteront des idées supplémentaires. Tous ces changements risquent d'apporter des débats sur ces enjeux» déclare-t-elle.

Le retour possible au conseil municipal de l'ex-échevin Alex Cullen pourrait s'avérer particulièrement problématique pour M. Watson par exemple. C'est un secret de polichinelle que les deux hommes sont à couteaux tirés. La semaine dernière d'ailleurs, une guerre de mots a éclaté entre les deux politiciens de longue date sur Twitter. Et déjà, M. Cullen, qui espère se faire élire dans le quartier Baie détenu actuellement par Mark Taylor, annonce ses couleurs.

«Après ma défaite de 2010, je n'avais aucune intention de revenir en politique municipale. Mais notre quartier a besoin de vrai leadership, d'une voix et non d'un conseiller qui appuie 99% des dossiers du maire. Les yes-men ne rendent service à personne», lance le francophile.

Influence des promoteurs

Jeff Leiper (Kitchissippi) et Tobi Nussbaum (Rideau-Rockcliffe), qui affrontent les conseillers sortants Katherine Hobbs et Peter Clark, pourraient aussi compliquer la vie de M. Watson s'ils sont élus. Les deux hommes prônent l'abolition de dons d'entreprises en campagne électorale. La perception, disent-ils, est que les promoteurs peuvent influencer les élus lors de décisions futures. M. Watson réfute cette pensée. «Ils ont le droit de participer à la vie démocratique eux aussi. Il serait fâcheux de faire preuve de discrimination à leur endroit», répète-t-il depuis le début de la campagne.

jfdugas@ledroit.com

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