Guerre de pancartes entre Ottawa et des aspirants élus

L'aspirant conseiller François Trépanier doit débourser environ 500$... (Martin Roy, LeDroit)

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L'aspirant conseiller François Trépanier doit débourser environ 500$ pour récupérer ses pancartes électorales.

Martin Roy, LeDroit

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Une tout autre guerre de pancartes a sévi au cours des 48 dernières heures dans le cadre de la campagne électorale d'Ottawa. Elle oppose des candidats municipaux et scolaires... aux agents de réglementation de la Ville.

Un aspirant conseiller du quartier Innes, François Trépanier, est hors de lui. Comme plusieurs candidats, ses pancartes devant l'école élémentaire catholique Sainte-Kateri d'Orléans, scène du premier jour de vote par anticipation du quartier, ont disparu jeudi matin. Le hic, toutefois, est que la Ville d'Ottawa lui réclame 50$ par pancarte pour récupérer les articles confisqués. Qui plus est, ses semblables ont pu récupérer - non sans effort - les leurs gratuitement. Bref, il doit débourser environ 500$ pour sa dizaine de pancartes électorales.

«Tout le monde a installé des pancartes à cet endroit et on ne pénalise que moi. Une pancarte coûte 4$ et il faut payer 50$ pour la récupérer? C'est complètement ridicule!» lance-t-il, visiblement outré.

Comme il est d'usage lors d'un jour de vote, les candidats municipaux et scolaires placent des pancartes électorales bien en vue aux bureaux de vote pour tenter de convaincre une dernière fois les électeurs. Des règles existent toutefois concernant le lieu choisi.

«Ce n'est pas la première fois que je fais une campagne électorale et souvent il y a une ambivalence quant à l'emplacement des pancartes aux bureaux de vote, avance Marc Roy, candidat au poste de conseiller scolaire dans le secteur. Par le passé, ce que j'ai plutôt observé c'est que les pancartes ont été enlevées et déposées au ras le sol au lieu d'être confisquées (par la Ville).»

Jeudi matin, environ 70 pancartes, tous candidats confondus, ont été retirées du site. M. Roy, tout comme son opposant Mathieu Fortin, a toutefois été chanceux. Avec un peu d'insistance, tous deux ont pu récupérer leurs pancartes à la municipalité sans payer les frais exigés.

Une exception, leur a-t-on dit.

«Peu importe s'il s'agit d'un adversaire ou non, c'est épouvantable de pénaliser M. Trépanier ainsi, a dit M. Roy en soutien moral au candidat. Ce sont des pancartes qu'il ne pourra utiliser au cours du long week-end. Il existe vraiment deux poids, deux mesures. C'est totalement inacceptable.»

LeDroit n'a pu joindre la responsable du département de la réglementation de la Ville d'Ottawa vendredi. Lisa Anderson ne devait revenir au bureau qu'après le long congé de l'Action de grâce.

«Ça n'a pas d'allure qu'on ne puisse pas parler à quelqu'un avant mardi. Ce n'est pas pour rien qu'on accuse souvent ce département de manque de transparence et de coopération», a pesté M. Trépanier.

Des cas de vandalisme

Par ailleurs, qui dit campagne électorale dit aussi vandalisme. Plusieurs aspirants conseillers ont noté des actes disgracieux ou la disparition de leurs pancartes au cours des dernières semaines.

Chantal Lecours, aussi candidate dans Innes, est la dernière à dénoncer la disparition de ces articles. En l'espace de quelques jours la semaine dernière, deux de ses pancartes grand format ont disparu à l'intersection des boulevards Orléans et Jeanne D'Arc, alors que celles de ses opposants sont restées intactes.

«Il semblerait que quelqu'un cherche à saboter ma campagne électorale», croit-elle

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