Déchets, train léger et absence du français dans l'est d'Ottawa

Les candidats à la mairie ont débattu de... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Les candidats à la mairie ont débattu de divers sujets, jeudi matin, dans l'est de la ville.

Étienne Ranger, LeDroit

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La fréquence de la collecte des déchets a refait surface jeudi matin lors d'un débat électoral présenté pour la communauté d'affaires de l'est d'Ottawa.

Onze aspirants conseillers municipaux des quartiers de Cumberland, Orléans, Innes et Beacon Hill-Cyrville ainsi que le trio habituel de candidats à la mairie ont accepté l'invitation de la Chambre de commerce d'Orléans (CCO) afin de débattre des enjeux locaux et à l'échelle municipale. Encore une fois, il a été question de poubelles.

«Il s'agit de l'enjeu principal lorsque je me présente à la porte des citoyens, a signalé le candidat à la mairie Mike Maguire. Je m'engage à ramener la collecte des déchets chaque semaine.»

Ce dernier refuse toutefois d'aménager un nouveau site d'enfouissement, une dépense d'environ 250 millions $, selon le maire Jim Watson.

«Le temps est venu de se pencher sur la question d'utiliser un incinérateur industriel pour se débarrasser de nos déchets. On est rendus là. Il n'y a aucune raison de garder une mentalité du XIXe siècle et de creuser des trous pour enterrer nos déchets», a proposé M. Maguire.

De son côté, le maire sortant Jim Watson a réitéré le besoin de composter et de recycler davantage pour limiter le nombre d'articles envoyés aux sites d'enfouissement. «Tous ceux qui s'opposent à la collecte toutes les deux semaines changeraient certes de refrain si jamais un dépotoir devait être construit dans leur quartier», a-t-il insisté.

En avril 2011, la majorité du conseil municipal avait voté pour une cueillette bimensuelle afin de permettre à la Ville d'économiser 3 millions $. Mais depuis le début de la campagne, plusieurs candidats, dont la conseillère sortante de Kanata-Nord, Marianne Wilkinson, ont proposé de revenir à l'ancienne pratique.

De son côté, l'autre prétendant à la mairie présent, Anwar Syed, s'est dit satisfait de la méthodologie actuelle et voit mal comment la Ville d'Ottawa pourrait annuler son contrat de 20 ans avec l'entreprise de compostage Orgaworld. La compagnie a laissé entendre plus tôt cette semaine qu'une rupture de contrat coûterait 71 millions $ à la municipalité.

Train léger

Par ailleurs, l'ensemble des aspirants échevins du «bloc de l'est» présents jeudi matin au Centre des arts Shenkman soutiennent que le projet du train léger s'avère une priorité, notamment pour réduire la congestion routière, mais aussi pour le développement économique du secteur.

«À mon avis, il faut prolonger le train léger non seulement à la Place d'Orléans, mais jusqu'au chemin Trim où se trouvent tous les parcs-o-bus», a lancé Fred Sherwin, candidat dans Innes.

Son adversaire, François Trépanier, pousse l'idée un peu plus loin et suggère une expansion vers le sud, jusqu'à l'intersection des chemins Innes et Navan.

Fidèles à eux-mêmes, MM. Maguire et Syed ont dénoncé les coûts de la phase deux du projet léger ainsi que le laps de temps trop long - neuf ans - avant sa réalisation. D'ailleurs, la vision de M. Syed s'apparente de plus en plus à celle de M. Maguire de débat en débat en matière du train léger, a constaté LeDroit.

«Mon plan n'a pas été préparé avec des cartes Google et un crayon-feutre, mais des ingénieurs», a renchéri M. Watson, pour ridiculiser quelque peu la vision de M. Maguire qui entrevoit l'expansion du O-Train d'ici deux ans au coût de 355 millions $ en utilisant des parties de rails existantes.

«Il y aura 13 stations entre Orléans et le centre-ville alors que votre plan n'aura que deux stations», a ajouté le maire sortant en rappelant que sa vision assure une liaison plus directe entre les deux points de transit et permet de déplacer un plus grand nombre d'usagers.

Peu d'attaques

Le modèle proposé par la CCO laissait place à très peu de confrontations. Plutôt un questions-réponses individuel que débat, les participants ont également pu organiser leurs réponses à l'avance puisque les interrogations du regroupement d'affaires étaient toutes connues à l'avance.

À l'exception des personnes impliquées dans la course à la mairie, seule Jennifer Robitaille s'en est prise au conseiller sortant d'Orléans, Bob Monette. À plus d'une occasion, elle a remis en question son bilan, notant que «l'expérience ne compte que lorsqu'il y a des résultats.»

«Le leadership consiste à prendre des mesures et  d'apporter des résultats et non pas d'être négatif», a-t-il répliqué avant de dresser une série de réalisations qui se sont achevées à Orléans au cours de son dernier mandat.

Francophonie absente

Malgré la présence de plusieurs candidats francophones et francophiles, la langue de Molière a été très peu entendue lors de la rencontre de jeudi matin.  Aucune des huit questions préparées par la CCO n'a été posée en français. Seuls MM. Watson, Trépanier et Monette ont adressé la foule de quelque 100 entrepreneurs avec quelques paroles francophones.

Stephen Blais (Cumberland), Tim Tearney (Beacon Hill-Cyrville), Gordon Jensen (Orléans) ainsi que Chantal Lecours, Jody Mitic, Laura Dudas et Teresa Whitmore (tous dans Innes) ont aussi participé à l'événement de la CCO.

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