Santé mentale: un plan d'action municipal envisagé à Ottawa

La conseillère municipale d'Ottawa Maria McRae.... (PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit)

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La conseillère municipale d'Ottawa Maria McRae.

PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit

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La conseillère du quartier Rivière, Maria McRae propose que la Ville développe un plan d'action municipal en matière de santé mentale.

«À titre de municipalité, je crois que c'est notre devoir de développer un tel plan. Nous devons nous assurer que nos directeurs sont formés pour reconnaître des employés qui sont en détresse», a-t-elle évoqué hier en conseil municipal au moment où elle a présenté une motion pour réaliser son souhait.

Mme McRae dit avoir été profondément troublée par un drame à l'hôtel de ville.

«Il y a deux semaines, un agent de la réglementation municipale bien aimé s'est suicidé et la direction du département ne savait pas trop comment réagir quand le personnel l'a approchée le lendemain pour savoir comment gérer cette situation. Ce fut très difficile pour tout le monde. Je crois qu'il est nécessaire de fournir les ressources nécessaires à nos employés pour faire face à un tel drame.»

La conseillère est d'accord que la santé mentale est beaucoup discutée avec les jeunes à risque - surtout après le suicide du fils du conseiller municipal Allan Hubley en 2011. «Mais nous n'entretenons pas de telles discussions avec des adultes qui semblent mal à l'aise d'en parler.»

Le retour au bureau d'un collègue qui revient d'un congé de maladie prolongé, peut également être source de malaise pour certains, dit Mme McRae.

«J'ai constaté que les gens éprouvaient un certain malaise autour de ces personnes parce qu'ils ne savaient pas comment agir. Ce n'est pas comparable à une personne qui se brise une jambe et qui revient au travail par exemple. Quand c'est du ressort de la santé mentale, il existe un stigmate.»

Même si la conseillère quitte la vie municipale après les élections du 27 octobre prochain, elle entend s'impliquer pleinement dans toute initiative municipale portant sur la santé mentale. «J'aimerais être une des voix porteuses de ce dossier et qu'il devienne prioritaire pour le prochain conseil municipal.»

Les élus ont entériné unanimement la proposition de Mme McRae, hier. L'administration devrait donc se pencher sur un tel plan après les élections.

Une telle politique existe au sein du service policier de la Ville d'Ottawa. Elle est toutefois en révision en raison du suicide récent du sergent Kal Ghadban, qui s'est tué au poste de police de la rue Elgin après 22 ans de service.

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