Une minorité de candidats a répondu au sondage de l'ACFO

Les enjeux des francophones boudés

Même si très peu de candidats aux élections...

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Même si très peu de candidats aux élections municipales ont répondu au sondage, le président de l'ACFO d'Ottawa, Alexandre Mattard-Michaud, se réjouit que plusieurs d'entre eux appuient l'idée d'une désignation bilingue pour la capitale.

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Le bilinguisme n'est décidément pas un enjeu important aux yeux de la grande majorité des aspirants échevins en lice en vue du scrutin municipal du 27 octobre prochain à Ottawa.

Seulement 17 personnes sur 124, à peine 14 %, ont répondu au questionnaire de l'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO), dévoilé hier. Katherine Hobbs (Kitchissippi) et Mathieu Fleury (Rideau-Vanier) sont les seuls élus sortants qui ont répondu aux questions avant la date d'échéance de dimanche. D'autres réponses pourraient suivre au cours des prochains jours, soutient l'ACFO.

« C'est certain que nous sommes un peu déçus avance le président de l'organisme, Alexandre Mattard-Michaud. Nous espérions plus de réponses, mais on ne s'attendait pas nécessairement à ce que tous les candidats nous répondent. »

Le questionnaire bilingue portait sur huit thèmes et englobait les enjeux prioritaires pour les communautés francophones de la capitale nationale. Sans surprise, les positions des candidats sur les services en français offerts par la Ville ainsi que la désignation d'un statut bilingue officiel - que prône l'ACFO - figurent en tête de liste. Bon nombre des répondants se sont engagés à offrir un service bilingue tant au sein de leur équipe de bureau qu'au chapitre des communications.

De son côté, le prétendant dans Kitchissippi, Jeff Lepier - qui s'exprime en français - déplore le peu de place fait à la langue de Molière dans les activités de l'hôtel de ville. « Nous devons encourager l'utilisation du français en sein des réunions, des consultations et des comités en nous assurant que le personnel de la Ville puisse bien communiquer en français. Je m'engagerai donc à avoir un plus haut niveau de bilinguisme au sein du personnel de la ville », a-t-il promis dans sa réponse.

« Je crois sincèrement que la francophonie se vit au quotidien, écrit par ailleurs Mathieu Fleury. [...] C'est ce que je continuerai de faire tous les jours dans la communauté, à la table du conseil municipal et sur les médias sociaux. »

Bilinguisme officiel

En matière de bilinguisme officiel, la réponse la plus surprenante est venue de Marc Scharfe, candidat dans le quartier rural d'Osgoode. Ce dernier dit vouloir annuler tous les services en français à la Ville (voir autre texte).

Un autre anglophone, Jeff Morrison (Somerset) tient toutefois un tout autre discours.

« Personnellement, je soutiens le bilinguisme officiel. En tant que capitale nationale d'un pays officiellement bilingue, je tenterais de convaincre les autres conseillers qu'Ottawa a l'obligation d'être le miroir du pays, et devenir officiellement bilingue. »

« Je crois qu'en 2014, il est inacceptable que la capitale nationale de notre pays bilingue ne soit pas officiellement bilingue », commente aussi Cam Holmstrom qui brigue le poste de conseiller dans Rideau-Rockcliffe.

Plusieurs autres se sont montrés ouverts à étudier cette éventualité, sous réserve qu'une telle désignation soit viable financièrement. C'est notamment le cas de Tobi Nussbaum (Rideau-Rockcliffe), tandis que Catherine Fortin LeFaivre (Rideau-Vanier) parle de la création d'un « plan d'affaires » pour convaincre ses futurs collègues autour de la table décisionnelle. « Nous avons besoin d'un plan concret pour y arriver », croit-elle.

Les anglophones Jeff Leiper, Alex Cullen (Bay), Scott Blurton (Capital) ont aussi porté leur appui à la désignation officielle.

« Il y a tout de même une ouverture sur le bilinguisme de beaucoup de francophiles, se réjouit Alexandre Mattard-Michaud. Si nous analysons davantage le sondage, on réalise que 90 % des répondants sont ouverts à ce que la francophonie prenne plus de place. »

Les réponses de tous les candidats peuvent être consultées au acfoottawa.ca.

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