L'application de covoiturage commercial disponible depuis hier

Les taxis nouveau genre d'Uber dans les rues d'Ottawa

Uber, une application créée dans la Silicon Valley,... (Photothèque Le Droit)

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Uber, une application créée dans la Silicon Valley, est en train de révolutionner l'industrie du taxi dans toutes les grandes villes du monde.

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Finalement, les représentants de l'entreprise de covoiturage commercial Uber n'étaient pas qu'en « mission exploratoire » à Ottawa, la semaine dernière.

Depuis 10 h hier matin, les personnes espérant héler virtuellement un taxi, nouveau genre, par l'entremise de leur téléphone intelligent, peuvent désormais utiliser l'application de transport urbain de la société américaine, et ce, malgré l'opposition des administrateurs de la Ville.

La semaine dernière, la gestionnaire du programme des licences pour les taxis à Ottawa, Susan Jones, avait pourtant averti deux représentants de la compagnie, présents à l'hôtel de ville, qu'il devait « se conformer à la réglementation municipale existante », notamment en se dotant de diverses licences pour pouvoir exploiter leur service. Son ton a toutefois changé hier après qu'Uber ait officiellement donné le feu vert à ses chauffeurs.

« Si nous apprenons, et avons la preuve, qu'ils offrent un service payant et qu'ils n'ont pas respecté nos exigences en matière de licence, nous entreprendrons alors des activités de surveillance. Nous prendrons également toutes les mesures disponibles pour corriger la situation, non seulement en vertu des règlements de la ville, mais nous comptons aussi sur l'aide de la police afin de faire respecter les règlements du Code de la route », a-t-elle dit lors d'un point de presse à l'hôtel de ville.

Amendes salées

Il est interdit d'exploiter un tel service, sans licence, dans les municipalités ontariennes qui régissent l'industrie du taxi. Ainsi le dicte la loi provinciale, rappelle-t-elle. Une infraction peut mener à une amende de 20 000 $. « Et on ne se gênera pas pour déposer des chefs d'accusation », a averti Mme Jones, confirmant qu'aucune demande de licence n'avait été déposée à la municipalité.

Les chauffeurs d'Uber, oeuvrant actuellement dans plus de 100 pays, souvent à temps partiel, utilisent leur propre voiture pour transporter des clients aux quatre coins d'une ville. En se servant de leur géolocalisation, les clients peuvent donc se commander une voiture privée en outrepassant les répartiteurs traditionnels. Leur service UberX fait en sorte que le tarif d'une course coûte environ 40 % moins cher qu'un trajet dans un taxi habituel.

« Notre service fournit un meilleur accès et une plus grande fiabilité, ce qui est certainement un avantage, a expliqué le porte-parole régional d'Uber, Jeff Weshler, au réseau CTV. Ce n'est pas un service de taxi en soi - parce que nous n'exploitons pas nos propres voitures - mais plutôt une compagnie technologique qui facilite les liens entre des passagers et des chauffeurs grâce à une application. »

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, ne partage pas le même avis.

« Les gens les contactent pour faire un trajet. Dans mon livre, c'est une compagnie de taxi, a-t-il déclaré. Nous les avons avertis qu'ils seraient soumis aux règles et aux réglementations de la Ville d'Ottawa. Nous avons certains standards, notamment au chapitre des véhicules et de la formation des chauffeurs. Ils ne peuvent pas arriver en ville et exploiter un service de taxi sans licence. »

Les chauffeurs de taxi d'Ottawa voient également d'un mauvais oeil l'arrivée d'Uber à Ottawa. Ils accusent l'entreprise de pratiquer une concurrence déloyale et s'inquiètent particulièrement de la sécurité des passagers.

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