La Ville d'Ottawa «amie des aînés», selon l'OMS

«On s'attend à ce que d'ici 2031, notre... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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«On s'attend à ce que d'ici 2031, notre ville compte plus d'aînés que de jeunes de moins de 15 ans pour la première de son histoire. C'est un changement remarquable», a déclaré le maire Jim Watson.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le nouveau plan d'action de la Ville d'Ottawa pour sa population vieillissante a valu à l'administration municipale d'être intronisée, mercredi, dans le club sélect des communautés «amies des aînés» de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour les deux prochaines années.

Le réseau mondial des communautés amies des aînés de l'OMS regroupe une centaine de villes qui, comme Ottawa, ont pris l'engagement de créer «des environnements urbains, sociaux et physiques favorisant un vieillissement actif et en santé et une bonne qualité de vie» pour leurs aînés. En tant que membre, la capitale aura accès à des spécialistes internationaux du vieillissement, notamment.

La Ville d'Ottawa doit se prépare au vieillissement de sa population, a insisté le maire Jim Watson, précisant que le nombre de résidents âgés de 65 ans et plus doublera d'ici les deux prochaines décennies, pour atteindre 20% de la population de la municipalité.

«On s'attend à ce que d'ici 2031, notre ville compte plus d'aînés que de jeunes de moins de 15 ans pour la première de son histoire. C'est un changement remarquable», a déclaré M. Watson lors d'un point de presse, mercredi. «Quand j'étais maire pour la première fois, je signais peut-être deux ou trois certificats par année, pour souligner le 100e anniversaire de naissance d'un résident. Aujourd'hui, j'en signe plus de 25 par année. La ville est plus grande, certes, mais toutes proportions gardées, c'est évident que la population vieillit et vit plus longtemps».

Plusieurs recommandations contenues dans le Plan relatif aux personnes âgées de la Ville d'Ottawa répondent à des préoccupations exprimées lors d'un sommet sur les aînés, il y a deux ans. Il s'agit souvent d'initiatives simples et peu coûteuses. La municipalité s'engage, par exemple, à installer plus de bacs de gravillon le long des trottoirs pour prévenir les chutes, l'hiver. Elle souhaite aussi former des intervenants pour repérer les personnes âgées isolées et à les diriger vers les services appropriés.

«Il faut se préparer pour l'avenir. Un avenir qui est presque à nos portes. Le principal défi sera de faire le contact avec les aînés qui ne sont pas connectés, qui ont besoin d'un appui personnalisé. Ces aînés doivent continuer à prendre part à des activités. Ils doivent garder un contact humain. C'est important pour eux», a signalé le Dr Aaron Burry, gestionnaire municipal des services sociaux et communautaires.

La Ville d'Ottawa a apposé son sceau sur son tout premier plan d'action pour les aînés, l'automne dernier.

«La démographie est en train de changer. Ça a un impact extrêmement important sur l'économie et nos programmes sociaux, qu'il soit question de santé, de transport ou de logement. Il faut mettre fin à ce fléau qu'est l'âgisme. Il faut apprécier les contributions des aînés. Il faut aussi les encourager à continue à contribuer à la société», a exhorté Louis Plourde, directeur exécutif du Conseil sur le vieillissement d'Ottawa.

L'OMS réévaluera le statut de communauté «amie des aînés» de la Ville d'Ottawa dans deux ans.

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