Ottawa et le Groupe Claude Lauzon devant les tribunaux

Le Groupe Claude Lauzon cherche à démolir le... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le Groupe Claude Lauzon cherche à démolir le 287, rue Cumberland depuis huit ans, après que des ingénieurs eurent décelé des problèmes structurels. Ottawa s'oppose, citant des raisons patrimoniales.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La saga du 287, rue Cumberland se transporte devant les tribunaux, retardant d'encore quelques semaines la solidification ou la démolition de l'édifice chambranlant situé à un jet de pierre du marché By, à Ottawa. Le propriétaire des lieux, le Groupe Claude Lauzon (GCL), conteste une ordonnance de la municipalité devant la Cour supérieure de l'Ontario, a appris LeDroit.

La Ville d'Ottawa avait donné au GCL jusqu'au 15 février pour obtenir l'avis d'un expert dans le domaine du patrimoine dans l'espoir de préserver l'ancienne école Our Lady ou, à tout le moins, certains attributs historiques du bâtiment. Elle avait aussi ordonné à l'entreprise familiale de solidifier au plus vite l'édifice centenaire qui menace de s'écouler, à la lumière d'un rapport d'ingénieur.

Le GCL n'a pas respecté cette échéance, selon la municipalité.

La seule avenue possible?

Le propriétaire du 287, rue Cumberland a décidé d'en appeler de l'ordonnance, arguant que la démolition de l'ancienne école est la seule avenue possible. «À un moment donné, il faut accepter le fait que (préserver cet édifice) n'est pas possible et que continuer à le faire met les gens en danger. Il est temps de démolir», a fait savoir MeCharles Gibson, l'avocat de la famille Lauzon, hier.

Les autorités municipales ont érigé un périmètre de sécurité autour de l'ancienne école Our Lady, début février. Les rues Cumberland et Murray sont amputées d'une voie chacune jusqu'à nouvel ordre.

Le GCL cherche à démolir le 287, rue Cumberland depuis huit ans, après que des ingénieurs eurent décelé d'importants problèmes structurels. La municipalité s'oppose à cette démolition, citant des raisons patrimoniales. La semaine dernière, elle se disait même prête à entreprendre elle-même des travaux d'urgence pour solidifier l'ancienne école, aux frais du propriétaire.

Deux rapports d'ingénieurs

La famille Lauzon dit avoir fait appel à deux firmes d'ingénieurs réputées au cours des dernières semaines. Les firmes Adjeleian Allen Rubeli et Cleland Jardine Engineering auraient toutes deux conclu qu'il est dangereux d'entrer dans l'ancienne école, selon MeGibson. «En dépit de cet ensemble de preuves, la Ville d'Ottawa [...] menace maintenant de faire entrer des travailleurs dans l'édifice afin de tenter de le rendre structurellement sécuritaire», a-t-il dénoncé.

Le conseiller municipal Mathieu Fleury, du quartier Rideau-Vanier où se trouve l'édifice au coeur du litige, préfère ne pas commenter le dossier dans l'attente d'un verdict de la Cour supérieure.

Le tribunal provincial devrait entendre la cause le 4avril, selon nos informations.

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