Bilinguisme dans les restos: la CCN s'en lave les mains

Le Heart and Crown, dans le marché By,... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Le Heart and Crown, dans le marché By, est l'un des restaurants officiels du Bal de neige qui n'offrent pas de service ni de menu en français.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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«Ce n'est pas dans notre juridiction.» C'est en substance la réponse offerte par un porte-parole de la CCN au sujet de l'enquête du Droit qui révèle la faiblesse de l'offre de service en français chez les restaurateurs officiels du Bal de neige.

«Ce ne sont pas des activités qui sont sur les sites officiels de Bal de neige», affirme le vice-président de la Commission de la capitale nationale (CCN), Guy Laflamme. «Ce ne sont pas des établissements qui sont sous notre juridiction.»

La CCN est donc limitée à «prôner», «favoriser» et «encourager» certains commerçants officiels du Bal de neige à donner «un maximum de service en français», à défaut d'avoir le pouvoir d'imposer le bilinguisme.

L'agence fédérale, se défend M.Laflamme, incite les restaurateurs et hôteliers officiels à se prévaloir des services de traduction du Regroupement des gens d'affaires (RGA). «C'est clair qu'il y a des progrès à faire, indique le porte-parole. On fera des suivis auprès de ces organismes parce que, surtout cette année, on a fait un effort additionnel pour attirer plus de gens du Québec et de la région de Montréal. On a tout à gagner de favoriser le bilinguisme.»

Aucun contrat formel ne lie la CCN à ses restaurants et hôtels officiels, dont l'association est en somme un échange de bons procédés.

«On leur offre de la visibilité et, en échange, on obtient de leur part des nuitées ou des coupons restaurants, que l'on donne entre autres aux artistes qu'on fait venir. C'est pour réduire les coûts d'opération de Bal de neige», explique M.Laflamme.

Invité à se prononcer sur les obligations formelles de la CCN dans ce dossier, le Commissariat aux langues officielles estime que «ce n'est pas évident qu'il y a une obligation de services (bilingues) lorsqu'ils sont offerts par un tiers au nom de la CCN. Nous étudierons plus profondément la situation si nous recevons une plainte à ce sujet», a commenté le directeur des communications, Robin Cantin.

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