Survie de la langue française

Les Franco-Ontariens moins inquiets que les Québécois

Les francophones de l'Ontario, comme ceux des autres... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Les francophones de l'Ontario, comme ceux des autres provinces au pays, ont plus confiance en la survie du français de leur province que leurs compatriotes québécois.

Étienne Ranger, LeDroit

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Les francophones des provinces à majorité anglophone du Canada, comme l'Ontario, s'inquiètent moins de la survie de leur langue maternelle que leurs cousins du Québec, révèle une nouvelle enquête de l'Association d'études canadiennes et de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, dont LeDroit a obtenu copie.

La perte de la langue maternelle inquiète près de 32 % des francophones hors Québec, contre 47 % des francophones du Québec, selon cette étude basée sur des données de la firme Léger Marketing.

Parallèlement, les Québécois d'expression française seraient plus pessimistes quant à la survie de leur langue dans les autres provinces que les francophones qui vivent dans ces provinces. Ils sont 49 % sous le fleurdelisé à dire que la lutte pour la survie du français est un combat perdu d'avance en milieu minoritaire, contre 34 % ailleurs au pays.

Il s'agit d'un « paradoxe intéressant », aux yeux de Jack Jedwab, directeur général de l'Association d'études canadiennes. Des « baromètres différents » et des « états d'esprits différents » entre les francophones du Québec et ceux des autres provinces expliquent en partie les résultats de cette enquête, selon lui.

« Ça dépend de ce que veut dire, pour chacun, la survie de sa langue maternelle. Pour un francophone du Québec, ça veut peut-être dire qu'il a la possibilité d'obtenir tous ses services et de s'adonner à toutes ses activités en français. Pour un francophone de l'Alberta, ça veut peut-être seulement dire qu'il peut transmettre sa langue à ses enfants », note M. Jedwab au Droit.

Il y a aussi l'effet médiatique, selon l'auteur de l'enquête intitulée « Francophonie canadienne, immigration et identités ».

« On parle souvent d'une érosion de la langue française au Québec. C'est un message qu'on martèle tellement, dans les médias notamment, qu'il affecte la confiance et la sécurité linguistique des francophones de la province. Les francophones hors Québec, eux, font des gains depuis 20 ans. Pas nécessairement de grands gains, mais des gains suffisants pour se dire qu'ils font du progrès », compare M. Jedwab.

La perte de la culture inquiète aussi davantage les francophones du Québec que ceux des autres provinces, selon le coup de sonde de Léger Marketing. Dans la Belle Province, 67 % des répondants francophones croient que leur culture est menacée. Ailleurs au pays, ils sont 57 % à craindre l'assimilation culturelle.

Immigration

L'étude de l'Association d'études canadiennes et de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures tend aussi à démontrer que les francophones hors Québec sont plus favorables à l'immigration que ceux du Québec. Ainsi, près de 40 % des francophones vivant en milieu minoritaire voient d'un bon oeil l'immigration pour promouvoir la francophonie, contre 33 % au Québec.

Plus de détails dans LeDroit du 2 février ou sur ledroitsurmonordi.ca

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