C'est parti pour le train léger d'Ottawa

«La Ville d'Ottawa comptera 1,4 million d'habitants d'ici... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

«La Ville d'Ottawa comptera 1,4 million d'habitants d'ici 2031. C'est 30% de plus qu'en 2006.» - Jim Watson

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partager

François-Pierre Dufault
Le Droit

Vingt-quatre votes pour. Aucun vote contre.

Le projet de train léger, qui a divisé les élus de la Ville d'Ottawa pendant près d'une décennie, est maintenant coulé dans le béton. Cette fois pour de bon, disent-ils.

Le conseil municipal a octroyé le plus important contrat de l'histoire de la capitale au Rideau Transit Group (RTG), mercredi. Le chantier de 2,1 milliards $ doit se mettre en branle au printemps, soit six ans après l'annulation controversée d'un premier projet.

Une voie ferrée de 12,5 kilomètres remplacera des voies réservées aux autobus de la station Blair à la station Pré-Tunney de l'actuel Transitway d'OC Transpo. Le parcours comptera 13 stations. Les trains s'engouffreront dans un tunnel de 2,5 kilomètres au centre-ville, de l'Université d'Ottawa à l'escarpement Bronson.

Cette première phase du futur train léger à Ottawa portera le nom officieux de «Ligne de la Confédération», puisqu'un premier tronçon des stations Blair à Hurdman pourrait être inauguré à temps pour le 150e anniversaire du Canada, le 1er juillet 2017. Le reste des travaux seraient complétés l'année suivante. D'autres phases sont prévues, vers l'est et l'ouest, à mesure que le financement sera disponible.

«La Ville d'Ottawa comptera 1,4 million d'habitants d'ici 2031. C'est 30% de plus qu'en 2006. Plus de 100000 nouvelles unités de logement pourraient être nécessaires pour accueillir ces nouveaux résidents. Comment vont-ils se déplacer? Prendront-ils les transports en commun, leur vélo ou marcheront-ils? Ou prendront-ils leur voiture. Nous, le conseil municipal, avons un rôle à jouer pour nous assurer que notre réseau de transport en commun est à la hauteur», a déclaré le maire Jim Watson, peu avant le vote qu'il a qualifié d'«historique».

«Il y a 25 ans, on me disait qu'il fallait au moins un million d'habitants pour bâtir un réseau de train léger. Nous l'aurons, ce million, lorsque le train entrera en service. Ce n'est pas Nostradamus. Ce n'est pas le calendrier Maya. C'est seulement le temps de bien faire les choses», a commenté le conseiller Peter Clark, qui a présidé l'ancien conseil régional d'Ottawa-Carleton dans les années 1990.

«Je crois que le train léger va transformer notre ville d'une façon fondamentale, en nous permettant notamment de réduire notre dépendance aux hydrocarbures», a indiqué la conseillère Diane Deans, présidente de la commission municipale du transport en commun.

«Ce débat s'est échelonné sur trois conseils, sous trois maires différents. J'ai fait partie de ces trois conseils. Pendant ce temps, j'ai visité Calgary et Vancouver et j'ai vu à quel point leur système de train léger fonctionne bien. Il est temps que nous commencions à prendre ce projet au sérieux», a exhorté le conseiller Bob Monette.

La firme ACS Infrastructure Canada, à la tête du RTG, fut notamment le maître d'oeuvre de l'autoroute Herb-Gray, à Windsor. Sa filiale Dragados, également membre du consortium, a participé au parachèvement de l'autoroute 30, sur la rive sud de Montréal. La firme d'ingénierie et de construction SNC-Lavalin et l'exploitant dans le domaine du transport en commun Veolia complètent l'équipe gagnante.

La Ville d'Ottawa financera le projet à hauteur de 900 millions $. Les gouvernements du Canada et de l'Ontario y injecteront chacun 600 millions $. Les élus estiment que le chantier créera jusqu'à 20000 emplois, dont 16000 localement.

Le RTG assumera tout dépassement de coûts.

Des élus voulaient avoir l'assurance - et non seulement un engagement verbal - de la participation du gouvernement fédéral à hauteur de 600 millions $ avant de passer au vote, mercredi. Le député Royal Galipeau, porte-parole fédéral du projet, leur a apporté la preuve écrite de l'engagement des conservateurs de Stephen Harper en personne lors de la rencontre du conseil. «C'est maintenant officiel», a déclaré l'élu d'Ottawa-Orléans, remettant le document à M. Watson.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer