Train léger: le Rideau Transit Group remporte la mise

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C'est confirmé: le consortium Rideau Transit Group bâtira la première phase du futur réseau de train léger de la Ville d'Ottawa, un projet de 2,1 milliards $.

La firme ACS Infrastructure Canada, à la tête de ce consortium, a notamment dirigé les projets d'autoroute Herb-Gray à Windsor et d'autoroute périphérique South Fraser, en Colombie-Britannique. Les entreprises EllisDon, SNC-Lavalin et l'exploitant dans le domaine du transport en commun Veolia complètent l'équipe gagnante.

Le maire Jim Watson a parlé d'un «moment historique», lors d'un point de presse, mercredi matin. Le premier magistrat a admis son scepticisme quant à la viabilité du projet lors de son élection à la mairie, il y a deux ans. Mais il a rappelé que des modifications apportées aux plans du tronçon ferroviaire de 12,5 kilomètres, notamment à la profondeur du tunnel au centre-ville, devraient permettre «d'assurer la viabilité financière (du projet) à long terme».

La Ville d'Ottawa financera le projet, le plus important de son histoire, à hauteur de 900 millions $. Les gouvernements du Canada et de l'Ontario y injecteront chacun 600 millions $.

«Il s'agit du plus important investissement unique de la province dans l'infrastructure publique», a insisté Dalton McGuinty, le premier ministre de l'Ontario. Son ministre Bob Chiarelli, responsable de l'Infrastructure et des Transports, a insisté sur la création d'emplois au niveau local, précisant que 80% des quelque 20000 employés sur le chantier proviendront de la région d'Ottawa.

«Un réseau moderne de train léger réduira la durée des déplacements au centre-ville et aux alentours. Grâce à ce réseau, le volume d'usagers du transport en commun augmentera. De plus, il réduira la congestion routière et la pollution, et contribuera à assainir l'air que nous respirons», a déclaré Royal Galipeau, député fédéral d'Ottawa-Orléans. «Ce projet est enfin sur la bonne voie».

Le choix du Rideau Transit Group soulève toutefois des questions à la lumière de récents scandales ayant entaché la réputation de SNC-Lavalin, une entreprise membre du consortium.

La semaine dernière, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) au Québec a arrêté l'ancien président de l'entreprise, Pierre Duhaime, pour complot et fraude contre le Centre universitaire de santé McGill, à Montréal. Un ancien vice-président, Riadh Ben Aïssa, est détenu en Suisse pour escroquerie, corruption et blanchiment d'argent en lien avec des contrats en Libye.

En juin, la Banque mondiale s'est retirée d'un projet de pont au Bangladesh, citant des «preuves crédibles» de corruption de haut niveau entre SNC-Lavalin et le gouvernement de Dacca.

Selon M. Watson, le Rideau Transit Group a présenté le meilleur projet sur le plan technique et aussi au niveau du montage financier.

Deux autres consortiums avaient soumis des plans pour le tronçon ferroviaire de 12,5 kilomètres. Ils recevront chacun une compensation de 2 millions $, une pratique courante pour ce genre de projets.

Le chantier du train léger devrait se mettre en branle d'ici le printemps. Une voie ferrée remplacera les voies réservées aux autobus de la station Blair à la station Pré-Tunney de l'actuel Transitway d'OC Transpo. Une partie du tronçon pourrait être mise en service à temps pour les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, le 1er juillet 2017. Le reste des travaux seraient complétés l'année suivante.

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