Une optométriste d'Ottawa voit rouge

Six mois à peine après avoir investi des... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Six mois à peine après avoir investi des centaines de milliers de dollars dans le déménagement de sa clinique optométrique au rez-de-chaussée de l'édifice Union du Canada, Dre Josée Martineau vient d'apprendre avec stupéfaction que le propriétaire de l'immeuble d'Ottawa l'évince des lieux.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La Dre Josée Martineau croit vivre un cauchemar. Six mois à peine après avoir investi des centaines de milliers de dollars dans le déménagement de sa clinique optométrique au rez-de-chaussée de l'édifice Union du Canada, elle vient d'apprendre qu'elle sera forcée de quitter les lieux sous peu. Une expulsion aux graves conséquences pour sa clientèle.

Vendu à l'automne au promoteur immobilier Claridge Homes, le 325, rue Dalhousie a été pendant des décennies le siège social d'Union du Canada Assurance Vie. En février, l'entreprise a été mise en liquidation et les polices de quelque 22 000 clients ont été transférées à d'autres compagnies d'assurance. L'ex-dirigeant de l'entreprise, Gérard Desjardins, fait toujours l'objet d'allégations d'abus de pouvoir, de conflit d'intérêts et de violation d'obligations sous la Loi sur les sociétés par actions.

«Notre cabinet d'optométrie est établi dans l'édifice depuis son ouverture, explique Josée Martineau, qui est devenue propriétaire de la pratique en 1990. Quand j'ai déménagé (d'un étage supérieur) au rez-de-chaussée, je pensais rester ici au moins pour les 15 prochaines années.»

Décoration soignée, chaises rembourrées aux couleurs éclatantes, tapis neufs: la Dre Martineau n'a pas ménagé les moyens afin de créer un nouvel environnement accueillant pour sa clientèle. Sans compter tous les travaux électriques, informatiques et de plomberie nécessaires pour une pratique à la fine pointe de la technologie comme la sienne.

«J'ai dépensé près de 290 000?$ dans le déménagement. Vers le 6?novembre, nous avons reçu une lettre qui stipulait que j'ai 180 jours pour quitter l'édifice. Cela a été fait sans consultation, sans discussion aucune. J'ai appelé (Claridge) et n'ai toujours pas obtenu de réponse.»

Elle n'est pas la seule. Si les locaux du troisième étage, qui abritaient Union du Canada, sont déserts depuis peu, quelques cabinets d'avocats, de psychologues et d'ingénieurs demeurent dans l'édifice, tout comme l'Alliance des radios communautaires du Canada, un restaurant de type «shawarma», au rez-de-chaussée.

Inquiète et «désemparée»

S'avouant «désemparée» par la situation, la Dre Martineau juge qu'il serait à peu près impossible de déménager de nouveau sa pratique dans les six mois à venir. Car déménager et réaménager une clinique comme la sienne requiert beaucoup de travail.

En bout de ligne, ce sont ses clients, dont plusieurs ont la santé fragile, qui risquent d'en subir les contrecoups.

«J'ai plusieurs personnes avec des problèmes de vision assez importants, qu'il s'agisse de glaucome, de détachement de rétine, ou très myopes. Des enfants qui ont la paralysie cérébrale et d'autres problèmes», énumère-t-elle.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 1er décembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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