Hausse d'impôts de 2,09% à Ottawa

Les impôts fonciers augmenteront de 2,09% dans les... (Archives, LeDroit)

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Les impôts fonciers augmenteront de 2,09% dans les secteurs urbains et 1,98% dans les secteurs ruraux, l'an prochain.

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Le budget 2013 de la Ville d'Ottawa est adopté. Les élus municipaux ont voté de façon unanime, mercredi, malgré quelques tiraillements.

Les impôts fonciers augmenteront de 2,09% dans les secteurs urbains et 1,98% dans les secteurs ruraux, l'an prochain. Il s'agit de la plus faible hausse des six dernières années dans la capitale. Elle se traduira par un bond d'environ 70$ sur la facture d'un contribuable dont la propriété est évaluée à 314500$.

Pour une troisième année consécutive, le maire Jim Watson respecte son engagement de ne pas hausser les impôts de plus de 2,5%. «Il s'agit d'un budget équilibré et progressiste», a-t-il déclaré.

Les élus n'ont apporté qu'un changement cosmétique au document depuis son dépôt, le mois dernier.

À la demande de groupes communautaires, et sur recommandation du comité des services communautaires et de protection, le conseil a accepté d'injecter 250000$ de plus dans un fonds d'urgence réservé aux moins nantis. Les sommes additionnelles proviendront d'un fonds d'immobilisation dédié aux garderies subventionnées.

L'ébauche budgétaire prévoyait déjà une enveloppe supplémentaire de 4,5 millions $ afin de pallier la perte de certaines prestations provinciales aux résidents à faibles revenus. Le gouvernement de l'Ontario réduira ses paiements à la municipalité de 7 millions $, l'an prochain, pour se concentrer sur l'élimination de son déficit de 14,4 milliards $.

Cette volte-face de Queen's Park ne compromettrait en rien le rapatriement sur dix ans d'autres dépenses provinciales amorcé en 2008, selon M. Watson. «J'ai fait part de ce défi à nos représentants provinciaux et je vais continuer à le faire à chaque occasion. Le gouvernement a toujours dit qu'il respectera cette entente. Jusqu'à présent, il l'a fait», a indiqué le maire, un ancien ministre dans le gouvernement de Dalton McGuinty.

Le conseiller Rainer Bloess s'est montré moins optimiste. «La province a promis de rapatrier des dépenses mais la voilà en train de pelleter 7 millions $ dans notre cour. C'est un signe qu'elle n'est pas prête à continuer d'honorer son engagement. C'est dommage. Nous allons devoir faire du bruit pour lui rappeler cet engagement», a commenté l'élu du quartier Innes, après la rencontre du conseil.

L'Alliance pour mettre fin à l'itinérance à Ottawa implorait le conseil municipal d'augmenter davantage les impôts fonciers, afin d'assurer la continuité de tous les programmes sociaux sur la liste noire, à compter de l'an prochain. Cette demande est demeurée lettre morte, les élus se targuant d'en faire déjà plus que toute autre municipalité dans la province.

À la dernière minute, le conseiller David Chernushenko a tenté de faire bifurquer 100000$ de l'enveloppe des communications institutionnelles vers l'enveloppe du service de l'urbanisme, afin d'embaucher davantage de personnel pour rattraper un retard au niveau de la planification des parcs. L'élu du quartier Capitale a tenté la même manoeuvre, toujours à hauteur de 100000$, pour accélérer la planification de pistes cyclables.

En vain.

Dans les deux cas, M. Watson est intervenu pour remplacer les résolutions de M. Chernushenko par de simples consignes aux gestionnaires de l'urbanisme et des transports, leur demandant de trouver des économies à même leur portefeuille respectif. «C'est dangereux, ce genre de résolution à la dernière minute. On ne sait pas exactement quelles en sont les conséquences. J'ai préféré demander aux employés de mieux se discipliner», a expliqué le maire, après l'adoption du budget.

Un coup de sabre de 200000$ dans le budget des communications institutionnelles aurait pu se traduire par la mise à pied de quatre ou cinq employés, selon M. Watson.

«J'avais identifié deux problèmes. À force de vouloir toujours en faire plus avec moins, on finit par manquer d'employés pour faire le travail. C'est vrai que je n'avais que vaguement parlé de ces problèmes jusqu'à présent. C'est facile pour le maire de dire que j'aurais pu (en parler plus tôt). Le problème, c'est que dès que l'ébauche budgétaire est déposée, le processus d'adoption ne laisse que très peu de place aux changements», a déploré M.  Chernushenko au Droit.

Des rapports sur les économies possibles au sein des services de l'urbanisme et des transports sont attendus d'ici deux à trois mois.

Le budget de la Direction des services en français augmentera de 0,6% comparativement à 2,5% pour d'autres services, et ce, bien que l'administration municipale soit pleinement consciente qu'il faudra à nouveau piger dans un fonds d'urgence pour équilibrer les comptes à la fin de l'année. «Il faudra regarder de plus près, l'an prochain, pour nous assurer que le financement est adéquat à l'avenir», a toutefois reconnu M. Bloess.

Le budget total de la Ville d'Ottawa dépasse les 2,5 milliards $.

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