Les maires des grandes villes canadiennes s'inquiètent

Le maire d'Ottawa, Jim Watson... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le maire d'Ottawa, Jim Watson

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les maires des grandes villes canadiennes s'inquiètent de la dégradation de leurs infrastructures et du risque accru d'accidents si le gouvernement conservateur de Stephen Harper ne s'engage pas à leur donner un coup de pouce de 5,75 milliards$ par année pour les deux prochaines décennies. Le fédéral doit mettre ses priorités aux bonnes places, ont-ils scandé à l'unisson, hier, à Ottawa.

Le caucus des maires des grandes villes de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) a aussi pris, pour la première fois, l'engagement de contribuer l'équivalent de tout nouvel investissement fédéral pour l'entretien de leurs aqueducs, routes et réseaux de transport en commun.

Le fédéral injecte 3,25 milliards$ par année dans l'infrastructure municipale, à l'heure actuelle. Le hic, c'est que plusieurs de ces investissements prendront fin en 2014, à l'échéance du programme Chantiers Canada. Les maires des grandes villes espèrent qu'un nouveau programme à long terme verra le jour, même si les grands argentiers sur la Colline parlementaire prévoient mettre encore quatre ans à éponger leur déficit, qui devrait atteindre 26 milliards$ cette année.

«Le gouvernement fédéral doit choisir ses priorités. Ce n'est pas à nous, les élus municipaux, de lui dire quoi faire. Mais certainement, c'est important d'investir dans l'infrastructure. C'est bon pour tous les gouvernements et pour toutes les communautés», a déclaré le maire Jim Watson, qui recevait une quinzaine de ses homologues à l'hôtel de ville d'Ottawa, hier.

Les maires des grandes villes canadiennes ont convenu que des incidents comme l'affaissement d'une section de la route 174, dans l'est de la capitale, récemment, pourraient survenir à tout moment ailleurs au pays si les gouvernements fédéral et provinciaux cessaient de financer leur part de l'infrastructure municipale. «C'est une inquiétude que nous partageons tous», a exprimé M.Watson.

La priorité des maires de St. John's, Halifax, Ottawa, Brampton, Mississauga, Kitchener, Hamilton, London, Windsor, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton et Vancouver est de moderniser leurs réseaux de transport. Une route sur deux aurait besoin de réparations immédiates et une route sur quatre serait congestionnée au pays, selon la FCM.

«Les grandes entreprises installent leurs bureaux chefs dans ma ville parce qu'elles veulent y être. Si nous ne sommes pas capables de leur donner de bons moyens de transport, nous allons les perdre», a insisté Naheed Nenshi, le maire de Calgary.

L'eau potable est autre une préoccupation récurrente des grandes villes canadiennes. «Si nous voulons que notre réseau d'aqueduc soit conforme aux normes fédérales et que nos tuyaux tiennent le coup, nous estimons que ça nous coûtera entre 2 et 3 milliards$. C'est plusieurs fois notre budget annuel. Nous ne pouvons pas tout payer ça nous-mêmes», a renchéri Mike Savage, le maire d'Halifax, au Droit.

La FCM propose, par ailleurs, d'indexer les transferts permanents de la taxe fédérale sur l'essence au coût de la vie afin de protéger le pouvoir d'achat des municipalités.

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