Les francophones doivent prendre l'initiative, dit Fleury

Mathieu Fleury... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Mathieu Fleury

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Les francophones d'Ottawa doivent coucher sur papier une définition claire et précise du bilinguisme officiel qu'ils cherchent à enchâsser dans les fondations de leur ville s'ils veulent remporter la «bataille éternelle» qu'ils livrent à leur administration municipale pour la reconnaissance de leurs droits linguistiques, affirme le conseiller Mathieu Fleury.

Plus que jamais, la balle est dans le camp des francophones, selon l'élu.

«Si nous, en tant que communauté, voulons affirmer notre présence et être reconnus en vertu d'un bilinguisme officiel [...], il faut expliquer aux autres élus ce que ça voudrait dire pour la fonction publique et au niveau des coûts, par exemple. C'est comme ça que nous parviendrons à faire tomber les obstacles», a confié M.Fleury au Droit.

Les opposants au bilinguisme officiel d'Ottawa auraient du mal à saisir l'importance que revêt cet idéal pour les francophones, selon l'élu du quartier Rideau-Vanier. C'est qu'au-delà de leurs revendications de longue date, les francophones ne seraient pas parvenus, jusqu'ici, à élaborer un plan de match clair auquel pourrait adhérer le conseil municipal.

Nouveaux ratés

Entre-temps, le maire Jim Watson continue de s'en tenir à son «bilinguisme pratique», même si sa politique connaît des ratés. Encore hier, une vidéo promotionnelle de l'organisme de charité Centraide Ottawa n'a été projetée qu'en anglais lors d'une rencontre du conseil municipal, alors qu'il existe une version française et une version anglaise sous-titrée en français du clip d'environ trois minutes.

«C'est regrettable qu'on ait fait une faute, encore. Mais pour moi, ce n'est pas la fin du monde», s'est défendu M.Watson, après les faits.

«Les gens de Centraide avaient conçu une vidéo bilingue. Nous ne l'avons pas montrée. Je n'ai aucune explication valable. Des employés municipaux étaient responsables de la présentation. Ça n'a pas été bien fait. C'est malheureux. En tant qu'élu, je regrette. Ça démontre qu'à tous les niveaux, on ne formalise pas assez nos processus et il y a des erreurs qui se glissent», s'est excusé Mathieu Fleury.

Le bilinguisme officiel fait partie des recommandations qu'étudieront les participants au Sommet des États généraux de la francophonie d'Ottawa, ce week-end. «J'espère qu'ils formaliseront une demande», a exhorté l'élu de Rideau-Vanier.

«Ce n'est pas parfait»

«Je pense que le bilinguisme pratique fonctionne bien. Ce n'est pas parfait. Mais en même temps, je pense que le bilinguisme, ici, au cours des deux dernières années, c'est le jour et la nuit par rapport à l'ancien conseil», a réitéré M.Watson. «Je parle avec des francophones tout le temps. L'important, pour eux, ce n'est pas seulement la langue. Ce sont les grandes choses comme les impôts, l'environnement, le transport en commun.»

Le conseiller Rainer Bloess, un francophile, n'est pas convaincu qu'un bilinguisme officiel changerait grand-chose à l'offre de services en français dans la capitale. «D'habitude, les gestes parlent plus fort que les mots. Le problème, c'est que les gestes que pose la municipalité n'envoient pas le bon message. Nous ne sommes même pas capables de respecter notre politique actuelle», a déploré l'élu du quartier Innes.

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