Casino à Ottawa: un pari à l'aveugle, clament les critiques

Les opposants au projet de casino à Ottawa... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Les opposants au projet de casino à Ottawa accusent Jim Watson, ancien ministre sous Dalton McGuinty, de prendre une décision purement partisane.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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L'empressement du maire Jim Watson à signaler l'intérêt de la Ville d'Ottawa dans un nouveau casino continue d'alimenter la critique alors que le conseil municipal doit décider aujourd'hui s'il ouvre la porte, ou non, à un nouvel établissement de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario, l'OLG.

Le Canadian Centre for Policy Studies (CCPS), un groupe de réflexion ancré à droite et prônant la libre entreprise, est particulièrement irrité par la rapidité du processus, alors que les élus n'ont pas toute l'information dont ils ont besoin sous leurs yeux, souligne Mike Patton, directeur des affaires municipales et provinciales de l'organisation.

M. Patton croit qu'il est insensé de demander aux élus d'endosser le projet avant même d'avoir demandé aux fonctionnaires municipaux d'étudier la faisabilité et les impacts économiques et sociaux d'une nouvelle maison de jeu. Il accuse M. Watson, ex-ministre dans le gouvernement de Dalton McGuinty, de soutenir un projet de casino par simple esprit partisan, sans se soucier de l'opinion publique.

« Tout le processus découle du refus du gouvernement McGuinty de mieux contrôler ses dépenses. Au lieu de sabrer dans les dépenses, (les libéraux) sont à la recherche de nouveaux revenus », dénonce M. Patton, un proche de l'ancien maire Larry O'Brien. « Ottawa a déjà un casino. Il est situé à l'hippodrome Rideau-Carleton et il génère des revenus pour la municipalité et la province depuis des années », ajoute-t-il.

M. Patton insiste qu'un nouveau casino, fort probablement au centre-ville, sonnerait le glas de l'anneau équestre du sud rural d'Ottawa, qui héberge 1250 machines à sous de l'OLG depuis une douzaine d'années. Il accuse les libéraux de tourner le dos à l'industrie des courses de chevaux au profit d'autres partenaires du secteur privé « parce qu'ils croient qu'ils vont faire encore plus d'argent ».

Le CCPS demande aux élus municipaux de reporter le vote qui est prévu aujourd'hui. Trois d'entre eux ont déjà fait connaître leur opposition à la démarche du maire. David Chernushenko, Diane Deans et Mathieu Fleury croient qu'un casino plus central - donc plus accessible - amplifierait les problèmes de jeu dans la capitale. La conseillère Diane Holmes pourrait se rallier à eux.

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