« Je suis très clair. Je pense que la politique (de bilinguisme) fonctionne bien à la Ville d'Ottawa. Certainement, on voit, de temps en temps, des problèmes de traduction ou des documents qui ne sont pas disponibles dans les deux langues. Malgré tout, je suis confiant que notre politique est bonne. Je parle avec beaucoup de francophones qui sont contents du niveau des services en français », affirme M. Watson.
LeDroit constate pourtant un recul du français à l'hôtel de ville d'Ottawa, depuis quelques semaines. Nomination d'un agent de police communautaire unilingue anglophone dans le secteur Vanier. Lancement en anglais d'une importante campagne d'information sur la collecte des ordures. Dépôt d'un rapport non disponible en français. Présentation d'un rapport sur la prévention du crime dans la langue de Shakespeare, sans traduction simultanée.
La politique de bilinguisme est bafouée à répétition.
Invité à réagir, la semaine dernière, le commissaire aux services en français, Me François Boileau, a enjoint les francophones d'Ottawa à demander une fois de plus cette désignation de bilinguisme officiel que leur refusent les décideurs publics depuis plus d'une décennie. Enchâsser dans la loi l'égalité de l'anglais et du français « enverrait à la population francophone un message clair de respect », estime-t-il.
M. Watson ne semble pas apprécier que Me Boileau mette son grain de sel dans le débat. « Est-ce que la province de l'Ontario est bilingue officiellement ? Non ! Alors pourquoi est-ce qu'un fonctionnaire de la province dit à la Ville d'Ottawa d'être bilingue officiellement », peste le maire au Droit.
Les municipalités ontariennes dotées d'une politique de bilinguisme sont assujetties à la loi provinciale sur les services en français. Le commissaire a le pouvoir d'enquêter sur leurs services en français, lorsque des plaintes lui sont adressées. Il dit avoir approché la mairie d'Ottawa à deux occasions, en 2011, « pour qu'on crée un protocole d'entente pour le traitement des plaintes ». En vain.
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