Les vergers prêts à recevoir les cueilleurs

Tombez dans les pommes

Les pommes de l'Outaouais et de l'Est ontarien... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les pommes de l'Outaouais et de l'Est ontarien sont rouges, juteuses, croquantes à souhait.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Au-delà de la rentrée scolaire et de l'arrivée du temps frais, rien ne dit autant « automne » que le temps des pommes.

Malgré la météo difficile - de la grêle au printemps, une sécheresse à l'été et un gel au sol plus tôt qu'à l'habitude en ce mois de septembre -, les vergers de la région de la capitale font le plein de pommes (et de clients !), ces jours-ci.

Rien à voir avec les pommeraies de la baie Georgienne, où des averses de grêle au printemps ont eu des effets dévastateurs, mettant en péril l'essentiel de la récolte ontarienne. C'est d'ailleurs ce qui explique, en partie, pourquoi les pommes de l'Ontario sont moins nombreuses en supermarché par les temps qui courent.

Les pommes de l'Outaouais et de l'Est ontarien sont rouges, juteuses, croquantes à souhait. Leur goût varie en fonction du soleil et des intempéries. Tout le contraire de ces pommes pâteuses, faussement reluisantes, car recouvertes de cire et à l'allure trop parfaite, que l'on retrouve été comme hiver dans les grandes épiceries.

« C'est incomparable », assure Claire Taylor, copropriétaire avec son mari de Cannamore Orchard, situé à Crysler dans l'Est ontarien. « Nos pommes sont belles, elles ont leurs imperfections et leur goût particulier. Il n'y a rien comme d'arracher une pomme d'un pommier et de la croquer. »

L'année 2012 s'annonce plutôt bonne pour les pomiculteurs, conviennent ceux avec qui LeDroit s'est entretenu au cours des derniers jours. Mais il s'en est fallu de peu.

« Ici, on a été bénis par une récolte plus importante que ce à quoi on s'attendait, explique Paul Doran, propriétaire et seul employé du Verger des pins, situé près de Bourget. Les pommes sont bonnes, elles sont belles et elles sont en quantité. »

Des vergers qui se font rares

Contrairement à d'autres régions du Québec ou de l'Ontario, ni l'Est ontarien, ni l'Outaouais ne comptent un nombre important de vergers.

Il n'existe plus que deux vergers ouverts au public en Outaouais. Celui d'Aylmer n'existe plus depuis quelques années. À cet endroit, on retrouve maintenant un quartier résidentiel dont les rues portent des noms de... pommes.

Les vergers Croque-Pomme, près de Thurso, et Bonsecours, à Montebello, accueillent chaque jour groupes scolaires, garderies et résidents de foyers pour personnes âgées.

Bref, peu importe l'âge, l'auto-cueillette a la cote.

Plus de détails dans l'édition du 15 septembre ou sur ledroitsurmonordi.ca

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