Les caisses Rideau et Vision projettent un mariage de raison

Pour les quelque 20 000 membres de la... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Pour les quelque 20 000 membres de la nouvelle institution financière, les effets immédiats seraient toutefois minimes, souligne la présidente de la caisse populaire Rideau, Claire Lauzon.

Etienne Ranger, LeDroit

Dix ans après la fusion des caisses populaires Notre-Dame et Ste-Anne Laurier, les caisses populaires Rideau et Vision projettent à leur tour d'unir leur destinée. Le mariage de raison, qui doit être consommé à la fin de l'année, doit permettre à la coopérative d'être plus performante. Et, à moyen terme, de s'attaquer au sud et l'ouest de la ville.

Fut un temps où chaque paroisse franco-ontarienne ou presque comptait sa caisse populaire. Mais les dernières décennies ont été marquées par une série de fusions pour la coopérative francophone, qui doit également composer avec le vieillissement de sa clientèle.

Si les membres des caisses Rideau et Vision donnent leur aval au mois d'octobre, Ottawa ne comptera plus que trois caisses à compter de 2013, ont confirmé hier au Droit les dirigeants du mouvement coopératif.

« Voilà déjà quelques années que la question d'une possible fusion est sur la table, affirme Donat Boulerice, le président de la Fédération des caisses populaires de l'Ontario. On regardait ensemble comment on pouvait réduire les coûts (d'exploitation) tout en offrant de meilleurs services aux membres. On souhaite que ça donne une nouvelle poussée à Desjardins en Ontario. »

Déjà, Rideau et Vision partageaient essentiellement le même territoire. La fusion a été précipitée par le départ de la directrice générale de Vision, à l'automne 2011. Depuis, les deux institutions financières partageaient la même direction générale.

Peu d'impacts sur les membres

La nouvelle Caisse populaire Rideau-Vision d'Ottawa jouirait d'un actif de près de 500 millions de dollars à sa naissance, le 1er janvier 2013. Son volume d'affaires dépasserait le milliard de dollars.

Pour les quelque 20 000 membres de la nouvelle institution financière, les effets immédiats seraient toutefois minimes, souligne la présidente de la caisse Rideau, Claire Lauzon.

« Essentiellement, l'objectif est d'être plus efficace. On sera plus fort pour nos membres. Nous aurons un meilleur capital et de meilleurs services. Mais rien ne va changer quand les gens vont aller à leur caisse. »

Les six centres de services actuels demeureront ouverts. L'union des deux caisses ne devrait mener à aucune perte d'emploi.

La fusion n'est toutefois pas un fait accompli, soutient Mme Lauzon. Les membres auront l'occasion de se prononcer sur la question les 1er et 2 octobre prochains.

Plus de détails dans LeDroit du 1er août ou sur ledroitsurmonordi.ca

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