Place des francophones au sein de l'administration municipale

Des visions différentes à Toronto et Ottawa

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François Pierre Dufault
Le Droit

Les maires d'Ottawa et de Toronto ne sont manifestement pas sur la même longueur d'ondes lorsqu'il est question de réduire la taille de leur administration ou de protéger les acquis des minorités.

Alors que le couperet risque de tomber aujourd'hui sur le Comité français dans la Ville Reine, une entité semblable échappe à une importante réduction du nombre de comités consultatifs dans la capitale fédérale.

Le maire Rob Ford propose depuis plus d'un an d'abolir une vingtaine de comités consultatifs qu'il juge « superflus ». Un premier, puis un second rapport de l'administration municipale torontoise recommandent aux élus de couper les vivres au Comité français, auquel une enveloppe d'environ 15 000 $ est octroyée chaque année.

Les espoirs de la présidente du comité, Clarisse Ngana, sont de plus en plus minces. « Je suis très déçue. Je crois que nous, les francophones, avons notre place à l'hôtel de ville. Nous sommes un peuple fondateur de ce pays. Ce comité, c'est notre seul lien avec nos élus municipaux. L'abolir serait une très mauvaise décision de la part de notre maire », a-t-elle dénoncé au Droit.

Le conseil municipal de Toronto doit étudier les recommandations du second rapport, aujourd'hui ou demain. Il est toutefois possible que les élus reportent leur décision à l'automne.

« Ce serait une bonne chose. Notre aurions le temps de rassembler nos appuis, tant chez les francophones que chez nos alliés francophiles, pour mettre sur pied une stratégie de défense », a indiqué Mme Ngana.

Le cabinet du maire Ford n'a pas donné suite à notre demande d'entrevue, hier.

Pas de problèmes à Ottawa

Les francophones d'Ottawa n'auraient vraisemblablement pas à mener le même combat. Le maire Jim Watson a déjà fait savoir que son comité consultatif sur les services en français survivra à un important remaniement des comités de citoyens qu'il entend effectuer à l'automne.

« Le comité continuera d'être responsable de conseiller le conseil [...] au sujet des politiques, des programmes et des initiatives de la Ville relativement aux langues officielles », mentionne un rapport qui sera étudié par le comité municipal des finances et du développement économique, fin août.

Contrairement aux autres comités consultatifs à Ottawa, celui sur les services en français ne connaîtrait que peu de changements. Un membre élu s'ajouterait aux sept à onze membres citoyens, à titre de liaison.

Plus de détails dans LeDroit du 11 juillet 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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