Une entreprise envisagerait de les transformer en meubles

Deuxième vie pour les frênes victimes de l'agrile

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Pour l'instant, les résidus des frênes abattus aboutissent... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Pour l'instant, les résidus des frênes abattus aboutissent au site d'enfouissement du chemin Trail, dans le secteur Nepean, où ils sont mis « en quarantaine ».

Étienne Ranger, LeDroit

François Pierre Dufault
Le Droit

Une entreprise privée envisagerait d'acheter à la Ville d'Ottawa les résidus de milliers de frênes ravagés par un insecte pour en faire des produits de consommation.

Les autorités municipales prévoient abattre jusqu'à 75 000 arbres menacés par l'agrile du frêne au cours des prochaines années. Elles doivent disposer très minutieusement des bûches et des copeaux provenant de l'abattage et du déchiquetage de ces arbres, pour éviter que l'insecte ne se répande davantage.

Pour l'instant, les résidus aboutissent au site d'enfouissement du chemin Trail, dans le secteur Nepean, où ils sont mis « en quarantaine ».

La Ville aurait déjà mené quelques projets pilotes avec des entreprises privées. Dans le cadre d'un de ces projets, des bûches de frênes étaient taillées « dans des dimensions commercialisables et rendues propres à la réutilisation, au transport et à la transformation pour en faire des produits finis comme des meubles », révèle la conseillère Maria McRae, présidente du comité municipal de l'environnement.

L'administration municipale a lancé un appel d'offres à la suite de ces projets pilotes, ce printemps, et « des négociations sont présentement en cours afin de finaliser un contrat. Le but est d'établir un coût d'élimination (des résidus de frênes) plus bas », indique Mme McRae. Les détails de l'entente demeurent confidentiels pour l'instant. On sait toutefois qu'il s'agirait d'un premier partenariat du genre au Canada.

La Ville d'Ottawa réussit à prolonger la vie des frênes sur son territoire par l'injection d'un insecticide. Il s'agit d'une solution à court terme. La majorité, sinon la totalité, des arbres de cette espèce sont condamnés à la tronçonneuse d'ici quelques années.

Plus de détails dans LeDroit du 10 juillet 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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