Feux rouges brûlés par des automobilistes québécois

La Ville d'Ottawa a fait ses devoirs

À Ottawa, c'est presque l'impunité assurée pour un... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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À Ottawa, c'est presque l'impunité assurée pour un Québécois qui grille un feu rouge surveillé par un appareil photo, a appris LeDroit.

Patrick Woodbury, LeDroit

François Pierre Dufault
Le Droit

La Ville d'Ottawa a fait ses devoirs et c'est le ministère des Transports de l'Ontario (MTO) qui n'a apparemment pas fait les siens.

L'administration municipale a bel et bien demandé à la province de faire tomber la seule barrière l'empêchant de mettre à l'amende les automobilistes du Québec qui grillent des feux rouges munis d'appareils de surveillance sur son territoire.

Une demande officielle traînait dans les bureaux du MTO depuis le 26?octobre 2011. Elle aurait finalement abouti sur le bureau du ministre Bob Chiarelli, hier.

La lettre signée du greffier et chef du contentieux Rick O'Connor, obtenue par LeDroit, reprend textuellement une directive du conseil municipal en faveur de «l'adoption d'amendements au Code de la route permettant l'utilisation de données d'immatriculation d'autres juridictions afin de faciliter l'utilisation d'appareils photo aux feux rouges».

Mercredi, le MTO affirmait ne jamais avoir reçu de demande officielle de la part de la Ville d'Ottawa et réitérait sa disposition à collaborer avec la municipalité, alors que le dossier piétine depuis près d'un an.

Le conseiller municipal Rainer Bloess est déçu. L'élu du quartier Innes milite depuis septembre 2011 pour un changement des règles au niveau de la province, invoquant d'abord une question de sécurité et d'uniformité dans l'application du règlement. Il est insensé, selon lui, qu'un groupe d'«intouchables» puisse commettre des infractions sur les routes de la capitale sans se faire prendre.

Au Québec, un automobiliste ontarien qui grille un feu rouge surveillé par un appareil photo est automatiquement mis à l'amende.

«Nous avons fait notre part du travail. Le ministère a notre demande entre les mains. Il n'est pas trop tard pour qu'il agisse», a commenté M.?Bloess.

Le MTO dans l'embarras

Du côté du MTO, l'heure est aux excuses. «Pour une raison que nous ignorons et que nous tentons d'élucider, la lettre ne se serait pas rendue jusqu'au bureau du ministre. Nous allons y donner suite très prochainement», a confirmé un porte-parole du bureau de Bob Chiarelli, hier, en fin d'après-midi.

Plus de détails dans LeDroit du 6 juillet 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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