L'idée d'un 24 juin férié à travers le pays en séduit plusieurs

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La Saint-Jean-Baptiste n'est pas célébrée qu'au Québec, comme... (Martin Roy, LeDroit)

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La Saint-Jean-Baptiste n'est pas célébrée qu'au Québec, comme certains ont peut-être tendance à penser. Les Franco-Ontariens ont aussi fait la fête samedi.

Martin Roy, LeDroit

Guillaume St-Pierre

Guillaume St-Pierre
Le Droit

Certains ont peut-être tendance à l'oublier : le 24 juin, fête du patron des Canadiens français, est célébré historiquement d'un bout à l'autre du pays. Un député néo-démocrate du Québec souhaite le rappeler. Et bien des gens interrogés par LeDroit sur différents sites où était célébrée la Saint-Jean cette fin de semaine dans la région approuvent l'idée.

« Je suis tout à fait d'accord, lance Louise, drapée dans un drapeau franco-ontarien, samedi soir, au parc des Cèdres, dans le secteur Gatineau. On est un des peuples fondateurs. C'est dans notre droit d'être fêté lors d'une journée fériée dans tout le pays. »

Le projet de loi du député de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, François Lapointe, ajouterait le 24 juin à la liste de jours fériés nationaux, à l'instar de la fête du Canada ou de la fête de la reine.

Une autre festivalière croisée au parc des Cèdres, Isabelle Werlen, avoue candidement ne pas être au courant que la Saint-Jean se fête ailleurs qu'au Québec. Mais l'idée d'en faire une fête nationale ad mari usque ad mare l'enchante.

« Je suis très fière d'apprendre qu'il y a d'autres francophones qui fêtent la Saint-Jean au Canada », indique-t-elle.

« D'autant plus que cette fête est un moment pour valoriser la langue française », ajoute son amie et professeure au secondaire, Éliane Poirier.

Une occasion de tisser des liens

Croisé au parc Richelieu du secteur Vanier samedi, le père de la Loi sur les services en français, Bernard Grandmaître, est d'avis qu'une journée fériée pancanadienne en l'honneur du patron des Canadiens français donnerait davantage d'occasions aux multiples organismes communautaires de collaborer et de tisser des liens encore plus étroits.

« Je me souviens quand j'étais plus jeune, on avait des défilés pour la Saint-Jean. Ça revient tranquillement de nos jours, après avoir été un peu moins populaire dans les dernières décennies », soutient-il.

Le projet de loi risque toutefois de connaître le même sort que les deux autres qui l'ont précédé, et dont l'objectif était le même : la mort au feuilleton.

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