Devant la commission du transport en commun de la Ville d'Ottawa, les gens de Metrolinx reconnaissent que le projet pilote de la carte Presto aurait du être plus long et mieux contrôlé.
«C'est clair qu'il y a des déceptions», affirme Bruce McCuaig, grand patron de Metrolinx.
Un problème de logiciel est à l'origine du délai additionnel de sept mois. Le système devait être déployé le 1er juillet, avant que la commission ne décide de repousser l'échéance au 1er août, de façon tentative.
Scott Graham, de la firme Accenture, conceptrice du lecteur optique de la carte Presto, précise qu'une solution a été trouvée en laboratoire. Cette solution sera testée sur un petit échantillon d'autobus d'OC Transpo, à l'automne. Elle sera ensuite «validée dans un environnement réel», alors que le projet pilote se poursuivra avec des employés du transporteur public et leurs proches.
«Il faut une certaine période de stabilité avant que l'implantation complète ait lieu», soutient M. McCuaig.
Les gens de Metrolinx et d'Accenture se font lessiver par les membres de la commission, mercredi, alors qu'ils annoncent le nouveau délai avec des gants blancs. «Comment pouvons-nous faire confiance à partir de maintenant?», demande la présidente de la commission, Diane Deans.
«Avons-nous été vos cobayes alors que vous avez déjà un système informatique qui fonctionne dans la région de Toronto? Il y aurait dû avoir plus de tests de votre part», s'insurge le conseiller Tim Tierney, membre de la commission et président du sous-comité des technologies de l'information.
«J'aurais envie de vous demander un remboursement et de vous foutre à la porte», tonne la conseillère Marianne Wilkinson.
Plus de détails dans LeDroit du 21 juin ou sur ledroitsurmonordi.ca